Malgré l’interdiction au Maroc de tout acte médical d’interruption de grossesse, la pratique des avortements continue de prospérer grâce au bouche-à-oreille qui permet d’indiquer les cabinets l’assurant sans respecter les règles élémentaires en vigueur.
Jusqu’à 800 avortements ont lieu chaque jour selon des sources non officielles, le ministère de la Santé refusant de se prononcer en raison des limites restrictives entourant ce phénomène.
Les interruptions de grossesse sont, pour la plupart, motivées non pas par des raisons de santé, mais à la suite de relations sexuelles hors mariage, interdites par la loi et fortement punies par une législation qui reste loin d’être abolie ou au moins révisée.
Seule la loi du silence entoure encore ce sujet en raison du poids de la religion et d’une société majoritairement conservatrice qui réagit très mal en apprenant qu’une femme, y compris contre son gré, a eu recours à l’avortement, avec dans certains cas des dénonciations aux autorités pouvant la conduire en prison.
Par Jalil Nouri












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