La Cour d’appel d’Al Hoceïma a confirmé, jeudi matin, le jugement rendu en première instance par le tribunal de Targuist à l’encontre du député istiqlalien Noureddine Madiyan. L’ancien président du groupe parlementaire du Parti de l’Istiqlal à la Chambre des représentants a été condamné à six mois de prison ferme dans une affaire qui l’oppose à l’ancienne parlementaire Rafia El Mansouri.
Cette décision judiciaire marque un tournant dans le parcours politique de Noureddine Madiyan, présent depuis plus de trois décennies au Parlement. En vertu des nouvelles dispositions de la loi organique relative à la Chambre des représentants, une condamnation à une peine de prison ferme supérieure à trois mois entraîne la perte de l’éligibilité. Le député se trouve ainsi privé de la possibilité de se présenter aux prochaines élections législatives.
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Rafia El Mansouri auprès du parquet, après la diffusion d’un enregistrement audio attribué à Madiyan et contenant, selon la plaignante, des propos injurieux, diffamatoires et attentatoires à sa dignité. La justice l’a poursuivi notamment pour insultes, diffamation et diffusion d’allégations visant une femme en raison de son genre.
Dans sa plainte, l’ancienne élue a également évoqué des accusations de menaces, de chantage, d’atteinte à la vie privée et d’abus d’influence politique. Le parquet avait ordonné une enquête judiciaire, incluant des investigations techniques sur les enregistrements produits.
Cette affaire, à forte portée politique et judiciaire, risque d’avoir des répercussions importantes au sein du Parti de l’Istiqlal, d’autant qu’elle touche l’une de ses figures parlementaires les plus connues dans la région du Rif.



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