Le futur gazoduc lancé conjointement par le Maroc et le Nigeria, qui vient de recevoir le soutien unanime de la CEDEAO, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, constitue un sérieux revers pour l’Algérie, engagée de son côté dans la promotion d’un projet concurrent à travers le Sahara.
Depuis l’annonce du Gazoduc africain atlantique, Alger a multiplié les initiatives diplomatiques pour tenter de freiner sa progression, en misant notamment sur d’éventuelles divergences entre les pays concernés. Cette rivalité s’est également traduite par la volonté de promouvoir le gazoduc transsaharien, qui passerait par le Niger et relierait le Nigeria à l’Algérie, dans un contexte marqué par les profondes tensions entre plusieurs États du Sahel et la CEDEAO.
Mais le soutien collectif exprimé aujourd’hui par les pays ouest-africains dégage davantage la voie au projet maroco-nigérian. Les études techniques ont fortement avancé, le montage financier se précise et les discussions avec les partenaires institutionnels et financiers se poursuivent en vue du lancement des prochaines étapes de réalisation.
C’est précisément l’importance économique, stratégique et sociale de cette infrastructure qui a conduit les États concernés à se réunir récemment autour de l’Accord intergouvernemental relatif au Gazoduc africain atlantique. Le projet est présenté comme un puissant levier d’intégration régionale, de développement industriel et de souveraineté énergétique pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest.
Estimé à près de 25 milliards de dollars, le gazoduc devrait longer la façade atlantique du continent et traverser plusieurs pays avant de rejoindre le Maroc, puis éventuellement le marché européen. Sa réalisation mobilisera les deux pays initiateurs, le Maroc et le Nigeria, mais également les États traversés, des institutions financières internationales et différents fonds d’investissement.
L’adhésion unanime des pays de la CEDEAO représente donc une étape politique majeure. Elle renforce la crédibilité d’un projet longtemps présenté par ses adversaires comme irréalisable et place l’Algérie dans une position de plus en plus délicate face à une dynamique ouest-africaine qui semble désormais privilégier l’axe atlantique, la coopération régionale et l’intégration économique.
Par Jalil Nouri












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Cet article est un vrai torchon, il ne nous apprend rien sur le projet en lui même mais orienté uniquement vers la rivalité entre 2 pays, Mr Nouri vous devriez avoir honte de ce genre de publication car vous n’êtes pas à votre coup d’essai.
Hhhhh tu es loin d’être casaoui. Bezzaf عlik Casa. Tu es karghouli…
À zmaaaaat lia lkarghouli
Tous les membres de la CEDAO ont signé hier à Freetown. Il reste la signature de la Mauretanie puis la signature de l’accord final entre le Maroc et le Négéria à Rabat.