Bien que les discussions menées par le PAM pour la formation du nouveau gouvernement soient déjà engagées, leurs résultats ne devraient devenir tangibles que la semaine prochaine.
La plupart des partenaires envisagés poursuivent leurs concertations internes et réunissent leurs instances tout au long de ce week-end, avant de donner leurs réponses. Ils devraient préciser le nombre de postes souhaités et les ministères visés, tout en posant comme condition majeure la prise en compte de leurs programmes respectifs.
Après le premier round protocolaire de ces derniers jours, les négociations nécessiteront davantage de temps. Une architecture du gouvernement El Mansouri semble néanmoins se dessiner, si l’on en croit les indications recueillies en coulisses durant les contacts préliminaires. L’hypothèse serait celle d’un exécutif associant le PAM aux trois formations de l’ancienne Koutla, dans une coalition à vocation politique qui entendrait dépasser la seule arithmétique parlementaire.
Cette alliance réunirait le vainqueur des élections, le PAM, l’Istiqlal, l’USFP et le PPS, auxquels s’ajouterait le Mouvement populaire. Avec 236 sièges au total, elle disposerait d’une majorité confortable à la Chambre des représentants. La formation du gouvernement pourrait alors avancer, au prix toutefois de négociations difficiles sur les équilibres entre partenaires.
Dans ce scénario, le RNI serait écarté de la majorité et pourrait rejoindre l’opposition, où il côtoierait les députés du PJD. Cette coexistence serait politiquement singulière, compte tenu des critiques virulentes adressées par les islamistes au parti de la Colombe avant les élections. Elle ne signifierait cependant pas nécessairement une alliance entre les deux formations.
Une fois réglée l’épineuse répartition des portefeuilles ministériels, pour lesquels les chefs des partis partenaires pourraient eux-mêmes se positionner, il resterait à élaborer un programme commun, chiffré et assorti de priorités précises. La composition de l’exécutif serait soumise à l’approbation royale, tandis que son programme devrait obtenir la confiance de la Chambre des représentants.
Une majorité de 236 sièges offrirait au gouvernement El Mansouri une assise parlementaire solide, mais les chiffres ne garantissent ni la cohésion ni l’efficacité. Si cette coalition se concrétise, elle devra démontrer que ses partenaires partagent davantage qu’une volonté d’accéder aux ministères. L’emploi, le pouvoir d’achat et les services publics constitueront les véritables tests de leur entente. Pour mériter le nom de nouvelle alternance, cette majorité devra proposer des choix clairs et produire des résultats perceptibles dans la vie des Marocains.












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L’OPPOSITION EST ASSEZ SOLIDE AVEC LA PRESENCE DU PDJ ET LE RNI JE CROIS TOUT SERA REFUSE
A mon sens, l’opposition serait composée de bloc disparate ce qui contribuerait à affaiblir son rôle.
Si le PJD avec ses 54 sièges et la FDG avec ses 8 sièges s’alignaient sur une ligne éditoriale commune, qu’en serait il du RNI sachant que lui seul les dépasse en nombre de sièges (même en se basant sur le total des sièges des deux compositions PJD et FDG).