Face à un Iran toujours aussi menaçant pour les installations énergétiques et les infrastructures de ses voisins du Golfe, et ce, malgré les pertes considérables subies par ses Gardiens de la révolution et son économie, ces derniers s’organisent en prévision des semaines et des mois à venir, sur fond d’une tension qui ne retombe pas.
Devant la multiplication des attaques contre l’Arabie saoudite, un double message du roi Mohammed VI aux dirigeants de Riyad serait venu clarifier la position du Maroc. Alors que la Maison-Blanche se concentrerait sur la sécurité de son propre dispositif militaire, sans intervenir pour défendre le Royaume saoudien, Rabat aurait franchi un nouveau palier dans son engagement à soutenir les pays du Conseil de coopération du Golfe en cas d’agression contre l’un de ses membres.
Dans le cadre de sa coopération avec ces pays, Rabat aurait commencé par encourager le rapprochement de deux piliers du Golfe, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, en cette période dangereuse pour leur stabilité. Le Maroc aurait ainsi mené une médiation au plus haut niveau afin de mettre fin aux différends qui les opposent. Cette initiative aurait été suivie de signaux laissant envisager que les pays du Golfe pourraient organiser leur propre riposte en constituant une force internationale associant la Turquie, le Pakistan et des pays arabes, sous coordination saoudienne.
L’entretien téléphonique évoqué entre le ministre saoudien de la Défense et le ministre délégué marocain chargé de l’Administration de la défense nationale s’inscrirait dans ces préparatifs. Une telle évolution, si elle se confirmait, constituerait un tournant majeur dans les tensions autour du détroit d’Ormuz et du passage de Bab el-Mandeb, en mer Rouge, où les Houthis, alliés de l’Iran, représentent une menace pour la navigation.












Contactez Nous