Le Maroc poursuit à grande vitesse la modernisation de ses Forces armées royales, avec un accent particulier sur les drones militaires. Selon une analyse de Military Africa, le Royaume disposerait aujourd’hui d’environ 279 aéronefs sans pilote, répartis sur plusieurs modèles, ce qui le place parmi les principaux acteurs africains dans ce domaine.
Cette montée en puissance traduit une stratégie claire : renforcer la surveillance, le renseignement, la protection des frontières et les capacités d’intervention à distance. Le Maroc se distingue surtout par ses drones de classe III, plus lourds, plus autonomes et capables d’opérer sur de longues distances, un segment où il occupe une place de premier plan en Afrique.
Rabat s’est appuyé sur plusieurs partenariats, notamment avec Israël, qui a fourni des drones WanderB et ThunderB utilisés pour des missions de reconnaissance, de sécurité frontalière et d’appui opérationnel. La société BlueBird Aero Systems avait confirmé la livraison de ces systèmes aux Forces armées royales.
Mais l’ambition marocaine ne se limite plus à l’achat. Le Royaume cherche désormais à développer une industrie nationale de défense. Le drone ATLAS ISTAR, conçu par la société marocaine Aerodrive Engineering Services, marque une étape importante vers une production locale et une réduction progressive de la dépendance aux fournisseurs étrangers.
Dans un contexte régional marqué par une course aux équipements militaires, le Maroc veut ainsi consolider son avance technologique et sécuritaire. Les drones deviennent un pilier central de cette nouvelle doctrine militaire, mêlant acquisition, transfert de technologie et fabrication nationale.












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