Le monde vivra-t-il un remake du Covid-19 avec l’apparition de cas de hantavirus, un syndrome pulmonaire transmis par les rats et les souris, dont les premiers signaux commencent à inquiéter la communauté scientifique mondiale, sans toutefois déclencher encore une véritable alerte ?
Certains pays, dont le Maroc, ont décidé de se protéger après les premières infections et les premiers décès enregistrés à bord d’un bateau de croisière hollandais se trouvant au Cap-Vert. Un avion médicalisé parti évacuer les passagers contaminés s’est vu interdire un atterrissage à Agadir, lors du trajet retour, à la suite d’une panne technique, en vertu du dispositif instauré par les autorités depuis la pandémie du Covid-19, lequel se déclenche automatiquement à la moindre alerte sanitaire. Nous n’en sommes pas encore là, certes, mais toutes les précautions à prendre dans ce genre de situation deviennent incontournables.
La leçon semble avoir été retenue depuis la crise sanitaire mondiale, poussant les autorités à activer immédiatement leurs mécanismes de vigilance au moindre doute. Le gouvernement autonome des Îles Canaries a finalement autorisé l’appareil à être redirigé vers l’un de ses aéroports, obligeant les passagers malades à débarquer afin de poursuivre leur transfert à bord d’un autre avion médicalisé dépêché sur place. C’est cette situation qui a poussé le Maroc à se prémunir contre tout risque potentiel de propagation du hantavirus.
Si la situation venait à s’aggraver, il n’est pas exclu de voir le Maroc passer à un niveau supérieur dans son dispositif de prévention et de précaution, surtout à l’approche de la saison estivale, période marquée par une forte intensification des déplacements et des flux touristiques.
Par Jalil Nouri












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