Ne s’éloignant guère de sa stratégie de confrontation avec le PJD, le ministre de la Justice a fini par craquer, au bord des larmes, dans l’enceinte du Parlement, après des échanges houleux avec l’opposition sur son programme de réformes inabouties, et qui risquent de le rester longtemps encore.
Il est à craindre que Ouahbi, bien connu pour son sang chaud et ses sorties incontrôlées, ne vienne compliquer le travail législatif et les relations entre majorité et opposition, bien qu’il ne fasse que défendre, en avocat de métier, la gestion de son mandat de ministre. Sauf qu’à force de se maintenir dans cette posture, il ne pourra que jouer le jeu de l’opposition et de sa recherche de clashs afin d’entraver la marche de l’Exécutif. Un exercice dans lequel le PJD est passé maître depuis l’ouverture de l’année législative, il y a moins d’un mois.
Pour rappel, une élue du parti islamiste a traité le ministre Ouahbi de « misérable » en pleine séance dans l’hémicycle, au cours d’échanges houleux qui l’ont vu perdre son calme. Visiblement, il n’aura pas retenu la leçon de ses rapports conflictuels avec les députés lors de son premier mandat, ni celle de la règle qui veut qu’un ministre ne réponde pas aux provocations soigneusement préparées et ciblées.
Reste qu’il est du devoir de la cheffe du gouvernement, Mansouri, de remettre de l’ordre dans ses rangs quant à la position à adopter face à l’opposition. Car le PJD a annoncé la couleur et compte bien faire de l’affrontement une ligne de conduite pour réduire à néant l’action de l’Exécutif.












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