Ce qui avait d’abord été présenté comme un enlèvement de nourrisson s’est finalement révélé être un drame particulièrement choquant. À Settat, les éléments de la Gendarmerie royale, agissant sous la coordination de la direction régionale et en lien avec les services centraux de Rabat, sont parvenus à élucider les circonstances de la mort d’une fillette âgée d’à peine 20 jours, enterrée clandestinement après son décès.
L’affaire avait débuté par une plainte déposée par une femme d’une cinquantaine d’années, affirmant que cinq individus s’étaient introduits à son domicile pour lui enlever son bébé. Mais très vite, les investigations menées sur instruction du parquet général près la Cour d’appel de Settat ont mis au jour de profondes contradictions dans son récit.
Les enquêteurs ont progressivement orienté leurs soupçons vers la mère elle-même, avant de remonter jusqu’à deux hommes impliqués à des degrés divers dans cette affaire. Tous trois ont été présentés devant la justice et placés en détention provisoire. Ils sont poursuivis pour des faits particulièrement lourds, notamment homicide volontaire, atteinte à la dignité d’un cadavre, dénonciation mensongère, non-dénonciation d’un crime et complicité.
Selon les premiers éléments recueillis, un différend aurait éclaté entre la mère et l’un des mis en cause autour d’un supposé accord portant sur la remise de la nouveau-née après sa naissance. La dispute aurait dégénéré en violences physiques ayant entraîné la mort immédiate du nourrisson. Le corps aurait ensuite été transporté puis enterré dans une zone relevant d’Ouled Frej, dans la région d’El Jadida.
L’enquête, appuyée par des expertises techniques, génétiques et téléphoniques, a finalement permis de faire tomber les dernières zones d’ombre. Ce dossier, choquant par sa brutalité et par la tentative de manipulation de la justice, a profondément ému l’opinion publique, tant à Settat qu’au-delà.



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