Tout au long de ce lundi, les deux Chambres du Parlement ouvriront leurs portes aux députés et aux conseillers pour d’ultimes séances marquant la fin de cette législature. Elles ne rouvriront qu’après les élections législatives prévues en septembre prochain.
Le bilan qui sera dressé à cette occasion ne figurera pas parmi les plus florissants en matière d’adoption de réformes et de lois. De nombreux textes resteront ainsi en suspens et seront confiés aux représentants du peuple nouvellement élus lors de la prochaine législature.
Cette législature s’achève sur des records d’adoption de textes, mais également sur un absentéisme chronique, des polémiques à répétition, des incidents entre députés et ministres, ainsi que de nombreux épisodes de blocage législatif. Les dissensions, tant au sein de la majorité que de l’opposition, auront largement contribué à ces difficultés, les deux camps partageant la responsabilité des blocages accumulés.
Le Parlement laisse également derrière lui plusieurs réformes adoptées au forceps par le gouvernement grâce à sa confortable majorité. Certaines, notamment dans le domaine de la justice, continueront de susciter de vives tensions, comme en témoigne la crise persistante avec les avocats, dont les principales victimes demeurent les justiciables et les tribunaux, confrontés à un amoncellement de dossiers en souffrance.
Enfin, cette législature restera marquée par le nombre élevé de députés ayant eu maille à partir avec la justice dans diverses affaires, ternissant davantage l’image de l’institution parlementaire. Une situation qui alimente les critiques à l’égard d’élus dont beaucoup semblent encore ignorer la noblesse de leur mission et les exigences éthiques attachées au mandat de cinq ans que leur confient les citoyens.
Par Jalil Nouri



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