Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a tranché. Réuni en séance extraordinaire sous la présidence d’Abdelilah Benkirane, le secrétariat général du parti a officialisé, ce vendredi, son choix de rejoindre les rangs de l’opposition et de refuser toute participation au futur gouvernement.
Cette décision, qui sera soumise à la validation du Conseil national, intervient alors que le parti à la lampe a décroché 54 sièges lors des législatives du 23 septembre 2026, signant une nette remontée dans les grandes villes et certaines zones rurales. Pour sa direction, la place « naturelle » de la formation réside désormais dans l’exercice d’une opposition nationale et responsable.
Le PJD ne compte pas pour autant adopter une posture passive. Sur le plan juridique, la direction a menacé de poursuivre au pénal les présidents de bureaux de vote ayant refusé de remettre immédiatement les procès-verbaux de dépouillement à ses représentants. Le parti pointe également du doigt « l’ingénierie électorale», notamment le mode de calcul du quotient électoral et la multiplication des bureaux de vote, estimant qu’elle a bridé sa progression et favorisé l’usage de l’argent.
Tout en saluant l’enthousiasme de sa campagne et le travail accompli sur le terrain, le PJD entend utiliser son retour en force au Parlement pour poursuivre son plaidoyer auprès des citoyens et défendre les constantes nationales. Arrivé quatrième du scrutin, le parti pose ainsi la première pierre du bloc d’opposition de la nouvelle législature.












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