Brouillonne et instable, toujours dans l’attente des consignes en provenance d’Algérie, la direction du mouvement séparatiste ne sait plus à quel saint se vouer, ni quelle voie suivre sous la direction de Brahim Ghali, au moment où se profilent des décisions majeures pour l’avenir de la région.
Ces choix stratégiques ne peuvent évoluer au gré des contradictions entre responsables qui exposent au grand jour leur incapacité à agir de manière autonome, tout en demeurant dépendants d’une partie algérienne elle-même fragilisée par des divisions internes.
Après avoir laissé entendre à la diplomatie américaine, engagée dans la médiation du dossier du Sahara, son adhésion à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui insiste sur la mise en œuvre du plan d’autonomie marocain dans le Sahara, certains dirigeants du Front Polisario ont finalement adopté une posture contraire.
Selon plusieurs sources, ces responsables refusent désormais le démantèlement des camps de Tindouf, cherchant à conserver cette question comme levier dans d’éventuelles négociations futures, au grand mécontentement de Maison-Blanche.
Washington redoute désormais que ces revirements successifs ne compromettent le processus de règlement engagé sous son égide. L’administration américaine, fortement investie dans ce dossier, semble déterminée à mettre fin à ce qu’elle considère comme une impasse diplomatique.
Dans ce contexte, la diplomatie américaine est sortie de sa réserve pour rappeler que l’éventuelle inscription du Front Polisario sur la liste internationale des organisations terroristes reste toujours à l’étude au sein du Département d’État américain. Un message particulièrement clair.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous