Aujourd’hui plus que jamais, le Maroc, comme d’autres pays, fait face au risque pandémique et s’y prépare au niveau des frontières, en suivant à la lettre les mesures préconisées par l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, tout en se préparant à toute éventualité.
L’organisation onusienne n’écarte plus une répétition de la pandémie du Covid-19, tout en tentant de minimiser le risque afin d’éviter un mouvement de panique à l’échelle mondiale. Elle appelle néanmoins au maintien des systèmes d’alerte et de veille dans certains pays plus exposés que d’autres, contrairement à certains États pouvant s’estimer relativement protégés en raison de leur éloignement géographique, notamment en Europe, où des cas de contamination liés au nouveau fléau du Hantavirus ont pourtant été identifiés, même si la situation reste pour l’instant maîtrisée.
En revanche, et en raison de la rapidité de sa propagation, c’est Ebola, qui vient de réapparaître comme un volcan en provoquant des centaines de morts en Afrique centrale, qui inquiète le plus. Cette maladie représente une menace particulière pour le Maroc en raison de l’importante circulation des biens et des personnes avec le reste du continent, ainsi que de la présence d’une importante communauté subsaharienne vivant sur son territoire, pour laquelle aucune véritable campagne de sensibilisation contre ce virus ravageur n’a été menée. Les autorités sanitaires semblent convaincues que le pays est protégé à plus de 95 % et qu’il ne court pratiquement aucun risque.
Entre-temps, avec la multiplication, heure après heure, des cas de contamination dans les pays voisins de la République démocratique du Congo, foyer de ces inquiétudes grandissantes, l’OMS, qui préparait un pacte et une stratégie mondiaux contre les pandémies, a vu son projet mis en sourdine en raison des réticences de plusieurs pays se considérant à l’abri de tout danger. Certains estiment en effet que ce type de menace concerne essentiellement les pays du Sud et ne justifie pas une mobilisation internationale aussi coûteuse, qui serait principalement supportée par les pays développés, loin du principe de solidarité.
Au Maroc, où depuis le Covid-19 une ambitieuse stratégie de prévention demeure prioritaire, les autorités demandent aux relais d’opinion de ne pas dramatiser davantage la situation. Un conseil qui pourrait être entendu… si le risque zéro existait réellement dans ce type de crise.
Par Jalil Nouri












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