Le Roi Mohammed VI a présidé la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri. Les ministres ont prêté serment devant le Souverain, avant la traditionnelle photo de famille. Organisée en présence du Chambellan, Sidi Mohammed El Alaoui, cette cérémonie marque l’ouverture d’une nouvelle étape politique, désormais placée sous le signe de l’action et de la responsabilité.
La composition transmise dessine un Exécutif de 32 membres, cheffe du gouvernement comprise, associant maintien de responsables expérimentés, retour de personnalités politiques et arrivée de nouveaux profils. Abdelouafi Laftit à l’Intérieur, Nasser Bourita aux Affaires étrangères, Abdellatif Ouahbi à la Justice et Ahmed Toufiq aux Habous conservent leurs départements. Hassan Tariq prend, pour sa part, les fonctions de secrétaire général du gouvernement.
L’élargissement de plusieurs portefeuilles constitue l’un des principaux marqueurs de cette architecture. Fouzi Lekjaa se voit confier l’Économie, les Finances et la Performance publique, un ensemble qui rapproche les moyens budgétaires de l’évaluation de l’action publique. Ryad Mezzour rassemble l’Industrie, le Commerce, l’Investissement et l’Inclusion économique, tandis que Nizar Baraka prend en charge l’Équipement, l’Eau et les Forêts.
Le retour de Nabil Benabdallah s’effectue à la tête d’un département particulièrement exposé : l’Éducation nationale, le Préscolaire, la Formation professionnelle et la Qualification. Deux ministres délégués l’accompagneront, avec des responsabilités portant notamment sur la déperdition scolaire et la formation. Cette organisation sera jugée sur sa capacité à améliorer les apprentissages et à rapprocher les qualifications des besoins de l’emploi.
La Santé et la Protection sociale reviennent à Youns Bjijou, alors que Khalid Hatimy hérite de l’Agriculture, de la Pêche maritime et de la Souveraineté alimentaire. Charafat Afailal prend la responsabilité de l’Énergie, des Mines et du Développement durable. Autant de secteurs confrontés à des arbitrages essentiels pour le quotidien des citoyens.
Autre évolution notable, l’intelligence artificielle apparaît explicitement dans un intitulé ministériel, au sein du département confié à Ahmed Rahhou, également chargé de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration. Samir Belfkih cumule, quant à lui, l’Aménagement du territoire, l’Urbanisme, l’Habitat et la Politique de la ville avec la fonction de porte-parole du gouvernement.
Cette équipe compte sept femmes, dont la cheffe du gouvernement. Au-delà de sa composition, son premier défi sera celui de la cohérence : des portefeuilles élargis peuvent faciliter la coordination, à condition que les responsabilités soient clairement exercées. Après le serment devant le Roi vient désormais l’épreuve du terrain. Emploi, école, santé, logement et qualité des services publics constitueront les véritables critères d’appréciation de ce nouvel Exécutif.



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