Capitale économique du Royaume, Casablanca sera représentée à la Chambre des représentants par 26 députés élus dans huit circonscriptions locales. D’Anfa à Sidi Bernoussi, de Hay Hassani à Ben M’Sik, leurs parcours racontent plusieurs visages de la ville : parlementaires expérimentés, responsables d’arrondissement, avocats, notaires, enseignants et nouveaux venus en politique. Qui sont-ils, que faisaient-ils avant leur élection et quelles responsabilités ont-ils déjà exercées ? Ces portraits permettent aux Casablancais de mieux connaître ceux qui porteront leur voix pendant les cinq prochaines années. Ils concernent les élus des circonscriptions de la ville ; les sièges de la liste régionale Casablanca-Settat relèvent, eux, d’une représentation à l’échelle de toute la région. Pour chaque député, nous avons retenu les éléments de parcours établis et les enjeux de la circonscription qu’il représente.
Casablanca-Anfa : quatre élus
Nabila Mounib — Alliance de gauche. Figure connue de la gauche marocaine, Nabila Mounib est élue à Casablanca-Anfa sous les couleurs de l’Alliance de gauche. Professeure universitaire et chercheuse à l’Université Hassan II de Casablanca, elle enseigne dans le domaine de la biologie. Son parcours associe ainsi l’enseignement supérieur, la recherche et l’engagement politique. À la Chambre, ses positions sur les services publics, les inégalités et les choix économiques seront particulièrement suivies. Les électeurs pourront juger sa capacité à faire entendre ces sujets dans les débats nationaux tout en portant les problèmes propres à Casablanca.
Najwa Koukouss — PAM. Avocate au barreau de Casablanca, Najwa Koukouss a étudié le droit à l’Université Hassan II et poursuivi des études supérieures en droit international. Députée durant la précédente législature sur la liste régionale Casablanca-Settat, elle préside également le Conseil national du PAM. Élue cette fois dans la circonscription de Casablanca-Anfa, elle apporte à son mandat une expérience du droit, de l’action parlementaire et de la direction partisane. Son travail sera notamment suivi sur les questions de justice, de droits et libertés, d’égalité et de parité.
Mohamed Chabaak — RNI. Élu à Casablanca-Anfa sous les couleurs du Rassemblement national des indépendants, Mohamed Chabaak connaît déjà les responsabilités locales : il a présidé le conseil de l’arrondissement d’Anfa. Cette expérience lui a permis de suivre de près les questions de proximité et le fonctionnement de la ville. À la Chambre des représentants, son rôle sera différent : il lui faudra porter les demandes des habitants dans le débat législatif et auprès du gouvernement. Son métier et sa formation ne sont pas établis par les informations biographiques actuellement disponibles.
Abdessamad Haiker — PJD. Enseignant de sciences physiques, Abdessamad Haiker a suivi un parcours universitaire dans plusieurs disciplines : il est diplômé en chimie, en études islamiques et en droit public, et a obtenu un doctorat en droit public. Déjà député de Casablanca-Anfa et ancien responsable local à El Maârif, il revient à la Chambre sous les couleurs du Parti de la justice et du développement. Sa formation scientifique et juridique, associée à son expérience parlementaire et communale, lui donne une connaissance de plusieurs dimensions de l’action publique. Les électeurs pourront désormais juger ce qu’il en fera durant ce nouveau mandat.
Aïn Sebaâ–Hay Mohammadi : quatre élus
Adil El Bitar — PAM. Notaire de profession à Casablanca, Adil El Bitar est réélu à Aïn Sebaâ–Hay Mohammadi sous les couleurs du Parti authenticité et modernité. Il entame un troisième mandat parlementaire consécutif. Membre du bureau politique du PAM et ancien conseiller régional, il associe une pratique du droit à une expérience des institutions élues. Sa reconduction permet aux habitants de juger son action dans la durée : quels dossiers de la circonscription a-t-il fait avancer, et que compte-t-il obtenir durant les cinq prochaines années ?
Abdellatif Harchich — Union constitutionnelle. Déjà député de cette circonscription, Abdellatif Harchich conserve son siège sous l’étiquette de l’Union constitutionnelle. Son retour à la Chambre confirme l’ancrage de son parti à Aïn Sebaâ–Hay Mohammadi, même si l’Istiqlal y perd la représentation qu’il détenait. Pour un élu reconduit, la question dépasse la victoire électorale : il devra montrer quels dossiers il entend poursuivre, quels obstacles ont freiné son action et ce que ce nouveau mandat peut changer pour les habitants.
Rachid Ajkini — PJD. Ingénieur d’État, Rachid Ajkini connaît Hay Mohammadi de l’intérieur : il en a présidé l’arrondissement et siège toujours à son conseil. Durant sa présidence, il a suivi des dossiers touchant à l’aménagement des rues, aux services urbains et aux habitations menaçant ruine. Son élection à Aïn Sebaâ–Hay Mohammadi lui ouvre un nouveau terrain d’action, celui de la Chambre des représentants. Son expérience technique et municipale pourra lui servir à porter les difficultés concrètes des habitants, à condition de traduire cette connaissance du terrain en interventions parlementaires suivies.
Hassan Benomar — RNI. Homme d’affaires et diplômé de l’ISCAE en comptabilité et finance, Hassan Benomar a présidé l’arrondissement d’Aïn Sebaâ pendant deux mandats. Élu à plusieurs reprises à la Chambre des représentants, il y a siégé à la commission des finances et du développement économique. Ses questions parlementaires ont notamment porté sur la formation professionnelle, l’hôpital Mohammed V de Hay Mohammadi et la rénovation de la gare d’Aïn Sebaâ. Sa réélection donne aux habitants la possibilité de mesurer, sur la durée, les résultats obtenus dans ces dossiers.
Aïn Chock : trois élus
Abdelhak Chafik — PAM. Industriel de profession, Abdelhak Chafik retrouve le siège d’Aïn Chock, une circonscription qu’il a déjà représentée à plusieurs reprises. Son parcours politique remonte au moins aux législatives de 2011 et lui donne une longue expérience de la Chambre des représentants. Il a notamment porté des questions liées à l’industrie, aux petites et moyennes entreprises et à la protection du patrimoine foncier public. Ce nouveau mandat lui permettra de poursuivre ces dossiers tout en répondant aux attentes des habitants en matière d’équipements et de services.
Mohamed Chafik Ibnou Kairane — RNI. Annoncé élu sous les couleurs du RNI, Mohamed Chafik Ibnou Kairane obtient l’un des trois sièges d’Aïn Chock. Les informations consultées établissent son résultat électoral, sans fournir assez d’éléments recoupés pour retracer ici son parcours. Le public pourra toutefois apprécier rapidement ses priorités : Aïn Chock attend de ses députés qu’ils dépassent la seule présence à Rabat et suivent les conséquences de la croissance de Casablanca sur la circulation, les équipements et la vie quotidienne.
Amina Maelainine — PJD. Originaire de la région de Tiznit, Amina Maelainine a obtenu une licence en sociologie à l’université Cadi Ayyad de Marrakech avant de poursuivre sa formation à l’École normale supérieure de Fès. Elle a enseigné la philosophie avant d’entrer au Parlement en 2011. Députée de Hay Hassani lors de la législature 2016-2021, elle a également été septième vice-présidente de la Chambre des représentants. Son élection à Aïn Chock marque son retour à la Chambre, cette fois comme représentante d’une nouvelle circonscription casablancaise.
Sidi Bernoussi : trois élus
Ahmed Brija — PAM. Ahmed Brija est annoncé élu à Sidi Bernoussi pour le PAM. Le relevé consulté lui attribue 7 512 voix. Dans cette circonscription, les attentes ne se limitent pas aux grands projets de Casablanca : elles concernent aussi les équipements de proximité, les déplacements et les perspectives d’emploi. Son mandat sera jugé sur sa capacité à faire entrer ces questions dans le travail parlementaire et à expliquer aux habitants ce qu’il obtient, ou ce qui reste à faire. Fonctionnaire de profession, Ahmed Brija possède une longue expérience politique. Le PAM indiquait en 2021 qu’il venait d’obtenir un quatrième mandat parlementaire consécutif. Il a également présidé l’arrondissement de Sidi Moumen pendant trois mandats et exercé les fonctions de vice-président du Conseil de la ville de Casablanca.
Hicham El Haid — Istiqlal. Réélu à Sidi Bernoussi avec 3 423 voix, Hicham El Haid connaît déjà la circonscription pour l’avoir représentée durant la législature 2021-2026. Industriel et entrepreneur dans la plasturgie, il préside la Fédération marocaine de plasturgie. Son parcours comprend également une formation supérieure en finance et en commerce international, ainsi qu’un engagement associatif dans la zone industrielle de Bernoussi-Zenata. À la Chambre, il a siégé à la commission du contrôle des finances publiques et de la gouvernance. Il a notamment interrogé le gouvernement sur la réhabilitation de la zone industrielle de Sidi Bernoussi, ses routes, ses transports et les services destinés aux salariés.
Omar Blatif — PJD. Élu à Sidi Bernoussi avec 11 820 voix, Omar Blatif arrive en tête des trois députés de la circonscription. Âgé de 41 ans, cet enseignant chercheur en mathématiques a d’abord enseigné dans le secondaire après une formation à l’École normale supérieure. Il est aujourd’hui présenté comme professeur habilité et figure parmi les membres d’un laboratoire de modélisation mathématique de l’Université Chouaïb Doukkali. Son engagement local est ancien : responsable du Mouvement unicité et réforme à Bernoussi–Sidi Moumen dès 2010, il a ensuite été élu secrétaire provincial du PJD à Sidi Bernoussi en 2018, puis reconduit en 2022.
Hay Hassani : trois élus
Samir Chaouki — PJD. L’élection annoncée de Samir Chaouki est l’un des nouveaux visages de Casablanca. Ancien journaliste et ancien porte-parole du Raja, il décroche à Hay Hassani un premier mandat parlementaire sous les couleurs du PJD. Sa liste arrive en tête avec 8 370 voix. Cette notoriété publique peut faciliter le contact avec les habitants, mais le mandat lui demandera un autre travail : maîtriser les dossiers, intervenir à la Chambre et obtenir des réponses pour sa circonscription.
Mohamed Rekkani — Istiqlal. Avec 4 452 voix, Mohamed Rekkani conserve le siège de Hay Hassani qu’il occupait déjà durant la précédente législature. Commerçant de profession, il a aussi exercé des responsabilités à la Chambre d’artisanat de Casablanca-Settat et au conseil de l’arrondissement de Hay Hassani. À la Chambre des représentants, il a notamment soulevé les questions de l’ouverture de l’hôpital provincial, des transports à Hay Nassim et de l’accès des habitants aux services administratifs. Ce nouveau mandat lui donne l’occasion de poursuivre ces dossiers et de rendre compte de leurs avancées aux Casablancais.
Salaheddine Chenguiti — PAM. Réélu député de Hay Hassani avec 4 448 voix, Salaheddine Chenguiti termine à seulement quatre voix de l’istiqlalien Mohamed Rekkani. Notaire de profession, il possède une maîtrise en droit obtenue à Toulouse, un master en sociologie politique de l’Université Hassan II de Casablanca et deux doctorats, l’un en sociologie politique, l’autre en droit et sciences politiques. Élu une première fois à la Chambre en 2021, il a également siégé au Conseil régional de Casablanca-Settat. Depuis 2024, il est vice-président du conseil de l’arrondissement de Hay Hassani. Ces responsabilités lui donnent une connaissance des dossiers locaux, notamment celui du relogement des habitants des quartiers précaires, sur lequel il s’est exprimé durant son précédent mandat.
Sidi Othmane–Moulay Rachid : trois élus
Mohsine Moufidi — PJD. Élu à Sidi Othmane–Moulay Rachid, Mohsine Moufidi fait son retour à la Chambre des représentants, où il avait siégé de 2016 à 2021 et exercé la fonction de vice-président du groupe parlementaire du PJD. Consultant en gestion des ressources humaines, il est titulaire d’un master dans cette spécialité obtenu à l’École nationale de commerce et de gestion de Settat. Son parcours comprend également un poste de conseiller auprès du ministre de la Communication entre 2011 et 2016. Au sein du PJD, il a été secrétaire régional à Casablanca-Settat et a présidé le groupe du parti au Conseil régional.
Mohamed Hamama — PAM. Élu député de Sidi Othmane–Moulay Rachid sous les couleurs du PAM, Mohamed Hamama a obtenu 4 120 voix. Il connaît déjà le travail des élus locaux : membre du conseil de l’arrondissement de Sidi Othmane, il siège également au Conseil de la ville de Casablanca depuis les élections de 2021. Son engagement politique dans ce secteur remonte au moins à 2011, année où son nom figurait sur une liste électorale locale. En février 2026, il a participé à une rencontre consacrée à la protection sociale à Moulay Rachid. Son entrée à la Chambre lui donne désormais un moyen de porter ces questions locales au niveau national.
Anas Haddadi — RNI. Élu à Sidi Othmane–Moulay Rachid, Anas Haddadi connaît déjà la vie politique locale : il siège au conseil de l’arrondissement de Moulay Rachid et a dirigé la jeunesse du RNI dans le secteur. Titulaire d’un master en administration et marketing obtenu à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Aïn Sebaâ, il exerce aussi une activité d’investissement dans le domaine sportif. Fils de Mohamed Haddadi, président de l’arrondissement de Sidi Othmane et ancien député de la circonscription, il succède à une figure bien implantée localement. Son élection ouvre une nouvelle étape de son propre parcours, désormais à la Chambre des représentants.
Ben M’Sik : trois élus
Saïd Kachani — PJD. Élu député de Ben M’Sik, Saïd Kachani connaît déjà les responsabilités locales : il a présidé l’arrondissement de Sbata avant son entrée à la Chambre. Inspecteur de l’enseignement secondaire, âgé de 68 ans, il préside aussi la Confédération nationale des associations de parents d’élèves. À ce titre, il s’est exprimé publiquement sur les examens, le recrutement des enseignants et les interruptions de cours. Son expérience dans l’éducation et la gestion de proximité donne aux habitants des éléments concrets pour suivre son mandat, notamment sur l’état des écoles et des services publics de la circonscription.
Toufiq Kamil — RNI. Élu de Ben M’Sik, Toufiq Kamil connaît déjà le Parlement : il a été conseiller parlementaire de 2009 à 2015, puis député de la circonscription de 2016 à 2021. Comptable agréé et conseiller juridique et fiscal, il exerce également dans la promotion immobilière et préside la Fédération nationale des promoteurs immobiliers. À Casablanca, il préside l’arrondissement de Sbata. Ce parcours lui donne une connaissance des dossiers économiques, du logement et de la gestion locale. À la Chambre des représentants, il devra aussi porter les besoins quotidiens des habitants de Ben M’Sik, notamment en matière d’écoles, de santé et d’emploi.
Mohamed Joudar — Union constitutionnelle. Secrétaire général de l’Union constitutionnelle depuis 2022, Mohamed Joudar conserve son siège de député de Ben M’Sik. Son parcours politique est étroitement lié à cet arrondissement casablancais, dont il préside le conseil. Il exerce aussi des responsabilités dans le football national, au sein du comité directeur de la Fédération royale marocaine de football. À la Chambre des représentants, il a occupé la fonction de cinquième vice-président et siégé à la commission des secteurs sociaux. Ce nouveau mandat lui donne l’occasion de défendre les dossiers de Ben M’Sik avec l’expérience acquise à la fois au Parlement et dans la gestion locale.
Al Fida–Mers Sultan : trois élus
Mohamed Touimi Benjelloun — PAM. Réélu à Al Fida–Mers Sultan avec 5 774 voix, Mohamed Touimi Benjelloun est pharmacien biologiste. Il connaît la circonscription pour l’avoir déjà représentée à la Chambre des représentants. Son parcours parlementaire l’a notamment conduit à occuper une vice-présidence de la Chambre et à travailler au sein de la commission des secteurs sociaux. Il s’est intéressé à la réglementation des laboratoires d’analyses médicales et des cliniques privées. Cette expérience dans la santé et au Parlement constitue une part précise de son profil ; les habitants d’Al Fida–Mers Sultan pourront aussi attendre de lui un suivi des commerces, des équipements et des services de leurs quartiers.
Ibrahim El Naanaai — Union constitutionnelle. Élu à Al Fida–Mers Sultan avec 3 445 voix, Ibrahim El Naanaai est originaire de Hay El Farah, dans la circonscription qu’il représente. Né en 1988, il a travaillé dans les médias avant de se tourner vers l’enseignement privé. Il est aujourd’hui président-directeur général du groupe scolaire Jean Jaurès, à Deroua, qui mène notamment un projet associant études et formation sportive avec l’Académie du Raja. Il exerce également la fonction de coordinateur provincial de l’Union constitutionnelle à Al Fida–Mers Sultan. Son entrée au Parlement prolonge ainsi un parcours dans l’éducation, l’entreprise et la vie locale.
El Fatmi Ramid — PJD. Élu à Al Fida–Mers Sultan avec 5 985 voix, El Fatmi Ramid est avocat et connaît déjà la Chambre des représentants, où il a siégé lors de la législature 2016-2021. Il préside également le conseil de l’arrondissement d’Al Fida. Durant son précédent mandat parlementaire, il s’est exprimé sur l’accès des citoyens à la justice, la modernisation des tribunaux et la réglementation des professions judiciaires. Son retour à la Chambre associe ainsi une expérience du droit à celle de la gestion locale. Les habitants pourront attendre de lui qu’il porte aussi les besoins de leurs quartiers auprès des pouvoirs publics.
À Casablanca, les 26 députés élus portent une responsabilité qui dépasse les frontières de leurs circonscriptions. D’Anfa à Ben M’Sik, les habitants attendent des réponses sur le logement, les transports, l’emploi, la santé et les services publics. Leur devoir sera de faire remonter ces besoins à la Chambre, de contrôler l’action du gouvernement et de défendre des mesures dont les effets se verront dans les quartiers. Pendant cinq ans, chaque élu devra rendre compte de ses interventions, de ses engagements tenus et des résultats obtenus. C’est à cette mesure que les Casablancais jugeront leur représentation.












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