Le verdict provisoire des urnes est désormais chiffré. Au lendemain des élections législatives du 23 septembre, le ministre de l’Intérieur a annoncé 97 sièges pour le Parti authenticité et modernité (PAM), qui arrive en tête de la nouvelle Chambre des représentants. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) suit avec 66 sièges, devant l’Istiqlal (65) et le Parti de la justice et du développement (PJD), qui en obtient 54. Ces résultats restent provisoires.
Pour le PAM, c’est une victoire politique majeure. Le parti devance nettement le RNI, chef de file de la majorité sortante. Mais ses 97 élus restent loin des 198 sièges nécessaires pour disposer seul d’une majorité dans une Chambre qui en compte 395. La prochaine étape sera donc celle des discussions entre partis. À ce stade, aucune coalition ne peut être présentée comme acquise, pas plus que le nom du futur chef du gouvernement.
Le scrutin réserve aussi un retour remarqué au PJD. Avec 54 sièges, le parti islamiste retrouve une place de premier plan après son recul de 2021. Entre la première place du PAM, la baisse du RNI et cette remontée du PJD, les rapports de force ont changé. Il reste à savoir quelles formations choisiront de gouverner ensemble et lesquelles prendront place dans l’opposition.
Mais un autre résultat traverse tous les camps : la participation s’établit à 38,08 % des électeurs inscrits, selon les chiffres présentés par le ministre de l’Intérieur, contre 50,86 % en 2021. Autrement dit, près de six inscrits sur dix ne se sont pas rendus aux urnes. La baisse est suffisamment forte pour que le débat ne se limite pas à la répartition des sièges.
Ce chiffre ne dit pas, à lui seul, pourquoi chaque électeur s’est abstenu. Il pose néanmoins une question que la future majorité comme l’opposition devront affronter : comment renouer le dialogue avec les citoyens qui ne se reconnaissent plus dans les offres électorales ? L’emploi, le pouvoir d’achat, l’école et la santé ne pourront rester de simples thèmes de campagne une fois les alliances conclues.
Le PAM a remporté la première place au Parlement. Sa tâche sera désormais de construire une majorité et de transformer ses engagements en résultats. Car, au-delà de la victoire d’un parti, le scrutin du 23 septembre laisse apparaître un défi commun à toute la classe politique : redonner aux Marocains des raisons de voter.












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Bonjour, ce qui est grave c’est que les marocaines et marocains ayant plus de 18 ans devraient être autour de 27 millions et par conséquent le taux réel de participation est de 22 % seulement sans compter les votes annulés / non comptabiliés. C’est une question du fond ….
J espère que Sa Majeste prendra en compte l abstention pour prendre un premier ministre technocrate et renvoyer tous ses membres de partis qui ne cherchent que des postes de ministre pour s enrichir
Comme dans la grande majorité de pays, les citoyens ont perdu foi dans les politiques à force de mensonges et de promesses non tenus. Une fois élu(e)s, les politiques ne défendent que leurs propres intérêts et oublient les besoins des citoyens.
عاد انت اع؟فتي هذا الشي منذ زمان و نحن نعيش هاكذا
المصلحة الشخصية فوق كل اعتبار
Quelle gaffe le peuple marocain a commis refaire les mêmes fautes d’avant ,vous allez souffrir 5 mauvaises années de plus malgré vous car vous avez voté pour ceux qui vous ont fait du mal bonne chance alors