Le débat à proprement parler sur la prochaine loi sur l’enrichissement illicite n’a pas encore été véritablement ouvert que les hostilités ont déjà commencé bruyamment, comme attendu, entre le PAM et le PJD.
Les deux protagonistes et adversaires déclarés, pour le pire, dans le nouveau mandat du gouvernement, n’ont pas attendu pour dévoiler leurs profondes divergences sur des sujets très chauds et accrocheurs pour l’opinion publique, comme celui de l’enrichissement illicite. Les approches retenues par chacun pour aborder ce mal endémique sont à l’opposé l’une de l’autre, avec des visions idéologiques les conduisant à s’affronter sur la scène parlementaire sur un sujet qui aurait pu attendre dans le calendrier, au lieu de s’imposer comme une priorité. L’accrochage prévu entre le ministre de la Justice issu du PAM, Ouahbi, un coutumier du genre, et les islamistes du PJD, pressés de dégainer à leur tour, est annonciateur de lendemains sous haute tension à chaque séance et sur la plupart des thèmes controversés abordés.
Sur celui de l’enrichissement illicite, qui prendra plus de temps que de raison, le ton a été donné. Le nœud gordien de cette séquence turbulente et interminable se situera au niveau procédural, avec un PAM insistant sur les droits des accusés, en premier lieu la présomption d’innocence, alors que, pour le PJD, c’est l’arsenal répressif qui doit prendre le dessus dans la future loi à adopter, si elle ne s’éternise pas en route.
Le fait que ce soit le ministre de la Justice, Ouahbi, ennemi juré du PJD, qui monte au créneau pour le début des hostilités montre que cette législature pourrait prendre une tournure imprévisible.












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