Les citoyens qui espèrent voir leurs dossiers avancer devant les tribunaux devront encore prendre leur mal en patience. Ils ne sont pas près de voir le bout du tunnel.
La énième grève déclenchée par les avocats, pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des agissements et des propos peu respectueux à leur égard, ainsi que la non-application de certaines mesures proposées dans le cadre de la réforme de leur profession, se retrouve une nouvelle fois au cœur des revendications. Soutenues à leur tour par les bâtonniers des différents barreaux du Royaume, qui estiment être lésés par certaines dispositions législatives touchant à leurs prérogatives, les robes noires ont averti qu’elles s’engageaient dans le plus long mouvement de grève de leur histoire si le chef du gouvernement n’intervenait pas.
On se souvient qu’Aziz Akhannouch avait déjà contribué à dénouer cette crise à travers un arbitrage qui avait été perçu comme défavorable au ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, au grand soulagement des avocats qui espéraient alors la fin du conflit.
Cette fois-ci, les associations d’avocats appellent à nouveau le chef du gouvernement à s’impliquer personnellement dans ce dossier afin de permettre aux tribunaux de retrouver un fonctionnement normal au service des citoyens. À défaut, elles estiment que les multiples conséquences de cette paralysie ne sauraient leur être imputées, affirmant que leur préoccupation première demeure la défense des droits des justiciables.
Cependant, comme il l’a démontré sur d’autres dossiers sensibles, notamment ceux des retraites ou du dialogue social, le chef du gouvernement semble peu enclin à intervenir de manière répétée dans des conflits où les positions apparaissent profondément divergentes et particulièrement complexes à concilier.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous
En agissant de cette manière concertée pour défendre leurs intérêts catégoriels, ceux-ci portent grandement préjudice à leurs clients qui voient leurs actions en justice retardées.cela contrevient totalement à leurs obligations.