Carburants trop chers, billets d’avion et traversées de la Méditerranée via le détroit de Gibraltar devenus inabordables, frais de voyage atteignant des niveaux stratosphériques… Les conditions ne sont plus réunies cette année, en raison de la guerre au Moyen-Orient, pour envisager les traditionnelles vacances au Maroc. D’autres difficultés d’ordre administratif aux frontières, ayant provoqué des saturations aux postes-frontières en raison de nouvelles procédures visant les ressortissants hors Europe, sont venues compliquer davantage la donne.
Calculettes à la main, les chefs de famille ont beau imaginer tous les plans possibles pour convaincre leurs proches de maintenir leur déplacement au pays natal, impossible d’aligner les étoiles pour éviter le renoncement à ce trajet sacré permettant de renouer avec le pays pendant quelques jours.
On peut imaginer la déception au sein des familles qui s’apprêtaient à préparer des valises pleines de cadeaux et des projets de villégiature, ainsi que chez celles qui les attendaient à des milliers de kilomètres. Jamais un tel voyage n’aura paru aussi incertain et marqué par la tentation de choisir des destinations plus proches comme l’Espagne, le Portugal et, dans une moindre mesure, l’Italie, la Grèce ou la Croatie.
Aucun miracle sur une éventuelle baisse des dépenses prévues ne semble pouvoir intervenir avant le jour du départ. Il apparaît ainsi que l’été au Maroc ne se fera probablement pas cette année avec autant de visiteurs nationaux que lors des saisons précédentes. Les chiffres des arrivées ainsi que les recettes touristiques qui en découlent pourraient, par conséquent, être revus à la baisse, au moment même où le secteur espérait rééditer les bonnes performances enregistrées en 2025.
Par Jalil Nouri












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