Emmanuel Macron a tenté, dimanche 18 octobre au soir, de reprendre l’initiative après les violences ayant accompagné les manifestations contre la vie chère. Depuis l’Élysée, le président français a exprimé sa colère et sa honte face aux destructions, tout en distinguant les auteurs de dégradations des manifestants portant des revendications légitimes.
Premier message : la fermeté face aux violences. Le chef de l’État promet un suivi judiciaire exemplaire et demande que les responsables des pillages et destructions répondent de leurs actes. Les préfets pourront, en coordination avec les maires, interdire certains rassemblements lorsque la protection des personnes et des bâtiments l’exige. Une cellule de crise doit également mobiliser rapidement des aides pour les commerçants et artisans touchés.
Deuxième engagement : faire la lumière sur le maintien de l’ordre. Tout en soutenant les policiers et gendarmes, Macron réclame des explications sur le renseignement et l’anticipation des débordements. Il attend du gouvernement des réponses précises sur les enseignements à tirer de cette journée.
Troisième axe : entendre la crise sociale. Le président reconnaît les inquiétudes liées au coût de la vie, aux carburants et à l’avenir des jeunes. Il annonce un déplacement dans les pays du Golfe pour sécuriser les approvisionnements énergétiques. Le Premier ministre réunira élèves, étudiants, enseignants, partenaires sociaux, élus et parlementaires afin d’élaborer des propositions concrètes dès cette semaine.
À six mois de la présidentielle, cette intervention cherche à conjuguer autorité et écoute. Sa portée dépendra désormais des suites données aux annonces : soutien effectif aux victimes, clarification des défaillances éventuelles et réponses aux difficultés quotidiennes. Car rétablir le calme constitue l’urgence ; restaurer la confiance exige aussi des résultats. Le défi politique sera de répondre à la colère sans laisser les violences effacer les revendications qui l’ont fait naître.












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