Le Mali a été secoué, samedi 25 avril 2026, par une série d’attaques coordonnées visant Bamako et plusieurs localités du pays, dans un contexte sécuritaire déjà profondément dégradé. Selon l’armée malienne, ces offensives ont été menées par des « groupes terroristes » contre des sites stratégiques, notamment dans la capitale, à Kati, Mopti, Gao et Kidal.
Face à cette escalade, l’Union africaine a réagi avec fermeté. Le président de la Commission de l’UA a condamné ces attaques, estimant qu’elles risquent d’exposer les populations civiles à de graves dangers. L’organisation panafricaine a ainsi exprimé sa préoccupation devant l’ampleur de cette offensive simultanée, l’une des plus importantes enregistrées ces dernières années au Mali.
À ce stade, aucun bilan officiel consolidé n’a encore été communiqué concernant le nombre de morts et de blessés liés aux attaques de ce samedi. Les autorités maliennes affirment avoir repris le contrôle de la situation dans certaines zones, tandis que des combats auraient persisté dans plusieurs secteurs sensibles. Cette absence de bilan précis invite donc à la prudence.
Le Mali reste plongé depuis plus d’une décennie dans une crise sécuritaire alimentée par les violences jihadistes, les rébellions armées et l’instabilité politique. En septembre 2024, une attaque contre un camp de gendarmerie et l’aéroport de Bamako avait fait plus de 70 morts et environ 200 blessés, selon des sources sécuritaires, rappelant la vulnérabilité persistante du pays face aux groupes armés.



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