Ce qui pouvait apparaître au départ comme une simple affaire de trafic de « gaz hilarant » prend à Marrakech une tournure autrement plus intrigante. Des voitures de luxe, des passeports étrangers, des cachets et documents soupçonnés d’être falsifiés, des devises et des bijoux figurent désormais dans une enquête qui pourrait réserver d’autres surprises.
Tout commence lundi soir dans le secteur de Chrifia, où les éléments du centre judiciaire de la Gendarmerie royale de Marrakech interpellent deux hommes circulant à bord d’un véhicule haut de gamme. L’un est Marocain, l’autre ressortissant étranger.
Lors de la fouille, les enquêteurs découvrent une quantité importante de protoxyde d’azote, plus communément appelé « gaz hilarant », mais également plusieurs documents dont l’authenticité est mise en doute. Parmi les saisies rapportées figurent notamment des passeports étrangers, des cachets et des téléphones portables.
UN TROISIÈME HOMME INTERPELLÉ À GUÉLIZ
L’affaire ne s’arrête pas là.
En poursuivant leurs investigations, les gendarmes remontent jusqu’à un troisième suspect, un ressortissant étranger d’une trentaine d’années présenté comme le principal fournisseur présumé. Un dispositif est alors mis en place à Guéliz et permet son interpellation à bord d’une autre voiture haut de gamme.
Une importante somme en devises, des bijoux et plusieurs téléphones auraient également été saisis.
La diversité des objets découverts donne désormais à l’affaire une dimension dépassant potentiellement le seul trafic de protoxyde d’azote. C’est précisément ce que l’enquête devra déterminer.
Les suspects ont été conduits au centre judiciaire de la Gendarmerie royale et les investigations se poursuivent sous la supervision du parquet compétent afin d’établir les responsabilités de chacun et d’identifier d’éventuelles ramifications.












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