Clap de fin pour Mawazine 2026, organisé du 19 au 27 juin à Rabat et Salé, avec une programmation encore une fois marquée par la diversité des scènes et l’affluence du public. Mais derrière l’éclat des concerts, une question revient avec insistance : celle de l’accès, des tarifs et de l’encadrement des espaces les plus exclusifs.
Cette édition a été marquée par une hausse sensible des prix sur certaines scènes payantes. Les billets proposés officiellement allaient de 150 à 4.000 DH selon les concerts et catégories, tandis que certaines cartes VIP atteignaient des montants beaucoup plus élevés. La carte Black, donnant accès aux scènes et à certains espaces privés, était affichée jusqu’à 52.000 DH pour l’ensemble du festival.
En parallèle des concerts connus du grand public, Mawazine vit aussi la nuit à travers des soirées plus fermées, organisées notamment du côté de Chellah et du Royal Golf Dar Es Salam. Animation, restauration, ambiance festive : ces rendez-vous prolongent l’expérience jusqu’à l’aube pour un public trié sur le volet, généralement détenteur d’une carte premium ou invité par des sponsors.
Personne ne conteste le droit à ces soirées privées, qui participent aussi au rayonnement mondain et événementiel du festival. La réserve porte plutôt sur l’encadrement, surtout lorsque de jeunes participants, parfois très jeunes selon des témoignages, se retrouvent dans des espaces où l’alcool circule abondamment.
La question mérite donc d’être posée avec calme : comment concilier prestige, liberté festive et responsabilité ? Mawazine reste une vitrine majeure pour Rabat et pour le Maroc. Mais son succès impose aussi plus de transparence sur les tarifs, plus de vigilance sur l’accès aux soirées privées et une protection renforcée des mineurs.












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