Pour avoir atteint les quarts de finale de la Coupe du monde 2026, l’équipe nationale est assurée de percevoir près de 30 milliards de centimes, en espérant que d’autres succès viendront encore remplir généreusement les caisses de la FRMF, la Fédération Royale Marocaine de Football.
Toute cette manne financière, récoltée grâce aux efforts, au talent et aux performances des joueurs, soulève naturellement la question de la répartition des primes. Les internationaux sont en droit d’attendre leur part légitime du gâteau. Pourtant, sur ce sujet, la Fédération cultive la plus grande discrétion. Elle refuse de communiquer aussi bien sur les primes versées aux joueurs que sur les montants des contrats conclus avec les sponsors ou encore sur les recettes issues des droits publicitaires.
Le Parlement ne s’est d’ailleurs jamais véritablement saisi de cette question, qui relève presque du tabou, à l’exception des contrôles effectués par les cabinets d’expertise comptable et d’audit mandatés pour examiner les comptes de la Fédération.
Quelques certitudes existent néanmoins. Les joueurs n’ont généralement pas à se plaindre de la générosité de la FRMF, qui leur accorde des primes se chiffrant en millions de dirhams selon les compétitions et les performances réalisées. En contrepartie, la Fédération leur rappelle systématiquement leur devoir de réserve sur un sujet particulièrement sensible, et malheur à celui qui enfreindrait cette règle de confidentialité.
Ce que l’on sait, de manière plus ou moins officieuse, c’est qu’à chaque participation à un match ou à une compétition internationale, les joueurs perçoivent des indemnités dont le montant varie en fonction de l’importance de l’événement et des revenus générés. De son côté, la Fédération touche également sa part des contrats de sponsoring exploitant l’image des internationaux, avant de reverser aux joueurs des rémunérations variables, toujours dans la plus grande discrétion.
Reste à savoir si la FRMF acceptera un jour de communiquer davantage sur ce volet financier, à condition qu’un journaliste ose poser la question en conférence de presse. Une hypothèse qui demeure peu probable, tant la Fédération semble privilégier la confidentialité afin de préserver la sérénité et la cohésion du groupe.
Pour l’heure, le seul sujet véritablement abordable demeure le remarquable parcours des Lions de l’Atlas dans cette Coupe du monde 2026.
Par Jalil Nouri












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