Si la chance a souri à certains, elle pourrait se montrer encore plus généreuse envers d’autres. Et cette embellie ne se limitera pas aux seuls résultats sportifs : plusieurs joueurs de l’équipe nationale sont en passe de changer de dimension, tant sur le terrain que sur le marché des transferts.
Au lendemain du coup de sifflet final du match remarquable livré face au Brésil, les Lions de l’Atlas ont attiré tous les regards. Certains joueurs, en particulier, ont littéralement crevé l’écran, faisant bondir leur cote auprès des recruteurs des plus grands clubs européens.
À tout seigneur, tout honneur : Ayoub Bouaddi figure aujourd’hui parmi les révélations les plus convoitées du tournoi. Omniprésent au milieu de terrain, le jeune talent marocain aurait déjà séduit plusieurs cadors européens, notamment Arsenal et le PSG, qui suivraient de très près son évolution. Les estimations évoquent déjà une valeur marchande avoisinant les 80 millions d’euros, avec la possibilité de franchir prochainement la barre symbolique des 100 millions. Un niveau encore jamais atteint par un joueur marocain, y compris par Achraf Hakimi, référence de la génération actuelle.
Dans un registre différent, Bilal El Khannouss et Ismael Saibari continuent également d’attiser les convoitises. Ce dernier, auteur d’un but somptueux et décisif face au Brésil, aurait particulièrement retenu l’attention du Bayern Munich. Son club néerlandais ne devrait toutefois pas le laisser partir à moins de 50 millions d’euros, voire davantage si le Maroc poursuit son parcours avec succès dans ce Mondial.
Au-delà de ces têtes d’affiche, de nombreux Lions de l’Atlas voient également leur réputation grandir. Les recruteurs présents en nombre lors des rencontres du Maroc ont pu apprécier le talent du gardien Yassine Bounou, du défenseur Chadi Riad, des milieux El Aynaoui et Moubarit, ou encore de l’ailier Talbi. Les nouveaux venus Gessime et Amaimouni ont également marqué des points et confirmé le potentiel d’une génération particulièrement prometteuse.
Tous pourraient prochainement changer de statut, au bénéfice de leurs carrières, de leurs clubs actuels et des centres de formation qui ont contribué à leur émergence. Beaucoup ont certes été formés à l’étranger, mais ils restent profondément attachés à l’identité et aux valeurs du football marocain.
Enfin, il serait injuste d’oublier le sélectionneur Mohamed Ouahbi. Par son travail, son audace et sa gestion du groupe, il contribue lui aussi à écrire une nouvelle page de l’histoire du football marocain. Reste désormais à croiser les doigts pour que l’aventure se poursuive et qu’un nouveau miracle prenne forme sur les pelouses américaines, sous les yeux de milliards de téléspectateurs à travers le monde.
Par Jalil Nouri



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