Le décès annoncé ces dernières heures en France à l’âge de 104 ans du penseur,philosophe et sociologue Edgar Morin, laissera de nombreux disciples, intellectuels et enseignant marocains orphelins d’une grande stature aimant le Maroc comme personne et hantant les premières places des grands événements culturels.
Il se présentait lui-même tout le long de son parcours atypique comme « un révolutionnaire du système éducatif » avec ses thèses prônant la fin de l’ère des certitudes dans l’enseignement pour laisser la place à la curiosité et le questionnement en créant des passerelles entre les matières et les programmes afin de les enrichir. Maintes fois critiquée, sa pensée aura été mise à mal par les traditionalistes et ne sera jamais appliquée dans les écoles françaises pour laisser « sa révolution » au stade de promesse. Mais très respecté, l’homme aura toujours bénéficié du respect de tous.
Edgar Morin se sentait marocain dans l’âme et n’était-ce ses obligations professionnelles en France, il aurait aimé vivre ici et faire du Maroc son deuxième pays. Célébré comme il se doit lors de ses fréquentes apparitions et largement écouté lors de ses conférences à travers le Maroc et ses interventions dans le domaine cultuel lors de grands événements, il pouvait compter parmi les organisateurs et les orateurs, de nombreux anciens étudiants marocains et disciples qui ne manquaient aucune de ses présences dès qu’elles étaient annoncées.
Auteur de nombreux ouvrages de référence, consulté par de nombreux chefs d’états, bon parleur et pédagogue, modeste jusqu’au bout des doigts, il savait communiquer sa joie de vivre malgré son âge très avancé qu’il combattait avec une rare lucidité intellectuelle et sociologique : la France vient de perdre l’un de ses illustres penseurs.
Par Jalil Nouri












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