Mohamed El Moumni pour le PAM, Abdelkader Aqoudad pour l’Union constitutionnelle, Abdelhalim Foutat pour le RNI et Mohamed Essadqi pour le PJD : les législatives de septembre 2026 ont réparti les quatre sièges de la circonscription de Nador entre quatre formations politiques. Cette représentation couvre l’ensemble de la province, au-delà de la seule ville de Nador.
Derrière les étiquettes partisanes se dessinent des parcours différents, construits dans les communes, les institutions professionnelles ou les structures des partis. Pour ces quatre élus, l’enjeu sera désormais de transformer leur implantation locale en capacité d’intervention à Rabat.
Mohamed El Moumni : l’ancrage communal et agricole du PAM
Arrivé en tête du scrutin, Mohamed El Moumni s’appuie sur une expérience de proximité à la présidence de la commune de Tiztoutine. Réélu à cette fonction en septembre 2021, il possède également un parcours dans la représentation professionnelle agricole, avec un siège à la Chambre d’agriculture dans la circonscription de Bni Bouyحيi. Son implantation associe ainsi gestion communale et connaissance du monde rural. Ce profil devrait trouver un prolongement naturel dans les dossiers du désenclavement, de l’accès à l’eau, du transport scolaire et du soutien aux exploitants agricoles. Son nouveau mandat lui donnera l’occasion de porter ces préoccupations à l’échelle nationale.
Abdelkader Aqoudad : le retour d’un élu expérimenté sous les couleurs de l’UC
Ancien président de la commune d’Al Aaroui, Abdelkader Aqoudad retrouve la Chambre des représentants avec l’Union constitutionnelle. Il connaît déjà les deux chambres du Parlement, ayant exercé comme député puis comme conseiller. Son parcours dépasse toutefois les seules responsabilités politiques : il a également présidé l’association des producteurs de betterave de l’Oriental et suivi des questions liées à l’irrigation et à la modernisation agricole. Cette double expérience, territoriale et parlementaire, constitue son principal atout. Elle lui permet d’aborder les difficultés des communes et des agriculteurs avec une connaissance des circuits institutionnels auxquels leurs demandes se heurtent souvent.
Abdelhalim Foutat : de Bni Ansar à la représentation de toute la province
Connu également sous le prénom Halim, Abdelhalim Foutat porte les couleurs du Rassemblement national des indépendants. Son parcours est notamment marqué par la présidence de la commune de Bni Ansar depuis 2015 et par celle de l’établissement de coopération intercommunale « Grand Nador ». Ces fonctions l’ont placé au contact des questions d’aménagement, d’infrastructures et de coordination entre collectivités. Son entrée au Parlement élargit désormais son champ de responsabilité : il devra défendre les besoins de toute la province. Son expérience intercommunale sera particulièrement attendue sur les dossiers nécessitant une action concertée entre plusieurs communes et les services de l’État.
Mohamed Essadqi : le responsable partisan qui ramène le PJD au Parlement
Mohamed Essadqi remporte le siège du Parti de la justice et du développement. Secrétaire provincial du PJD à Nador, il a obtenu la première place lors du vote interne organisé en avril 2026 pour sélectionner les candidats du parti, avec 43 voix. Son parcours vérifié fait surtout ressortir un travail d’organisation, d’encadrement des militants et de présence sur le terrain. Sa victoire rétablit une représentation locale du PJD à la Chambre des représentants. Il lui appartiendra désormais de convertir cette expérience partisane en travail législatif, en contrôle de l’action gouvernementale et en suivi des demandes des habitants.
Des appartenances différentes, une responsabilité commune
Ces quatre députés disposent de parcours qui peuvent se compléter. Encore faudra-t-il que les rivalités électorales laissent une place au travail commun. Pour Nador, la qualité de la représentation se mesurera à la présence des élus, à la précision de leurs interventions et à leur capacité à suivre les dossiers jusqu’à leur aboutissement. Emploi des jeunes, santé, mobilité, développement rural et attractivité économique doivent trouver des relais constants au Parlement. Les électeurs ont choisi quatre hommes issus de quatre partis ; ils attendent désormais une voix forte pour leur province.












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