Une opération antidrogue a brutalement basculé dans une confrontation armée dans la région de Ouazzane. Un élément de la Gendarmerie royale a été blessé par un tir de fusil de chasse alors qu’une patrouille intervenait à Zoumi pour interpeller des personnes soupçonnées d’être impliquées dans le trafic de drogues dures.
Les faits se sont produits dans la soirée du vendredi 18 septembre, aux alentours de 22 heures, selon les premiers éléments rapportés par plusieurs sources locales.
Les gendarmes auraient réussi à maîtriser et menotter l’un des suspects lorsque la situation a soudainement dégénéré. Un autre homme présent sur les lieux aurait alors exhibé un fusil de chasse et menacé les militaires afin d’obtenir la libération de la personne interpellée.
Face au refus des gendarmes, il aurait tiré une première fois en l’air avant de faire feu en direction de la patrouille.
Un gendarme, gradé au rang d’adjudant, a été atteint. Selon plusieurs sources concordantes, il a ensuite été transféré vers l’hôpital militaire de Rabat pour recevoir les soins nécessaires.
L’auteur présumé du tir et un autre suspect auraient profité de l’obscurité, mais également du relief difficile et de la végétation particulièrement dense de cette zone rurale, pour prendre la fuite.
Une importante opération de recherches et de ratissage a depuis été engagée afin de les localiser et de procéder à leur arrestation.
L’affaire pourrait cependant aller au-delà d’une simple intervention contre quelques revendeurs. D’autres informations publiées au cours des dernières heures font état d’une opération visant un réseau soupçonné de trafic de cocaïne. Trois personnes, dont une femme, auraient été interpellées et deux véhicules saisis. Une quantité de cocaïne aurait également été découverte.
Ces derniers éléments devront toutefois être définitivement établis par l’enquête, plusieurs versions circulant encore sur le déroulement précis de l’intervention et le nombre de personnes impliquées.
Les investigations se poursuivent sous la supervision du parquet compétent afin d’identifier les responsabilités, de déterminer l’origine de l’arme utilisée et surtout de retrouver les suspects toujours recherchés.
L’incident prend une dimension particulière en raison de l’utilisation d’une arme à feu contre des membres de la Gendarmerie royale en pleine intervention.
À Zoumi, les recherches se concentrent désormais sur les fugitifs tandis que l’enquête devra également déterminer l’étendue réelle du réseau auquel ils sont soupçonnés d’appartenir.
Une opération antidrogue qui devait conduire à quelques interpellations s’est ainsi transformée, en quelques secondes, en une affaire criminelle beaucoup plus lourde.



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