Quatre sièges, quatre formations politiques et des parcours différents : les élections législatives du 23 septembre 2026 dessinent une représentation pluraliste pour Oujda-Angad. Abdelkader Hadouri pour le PAM, Abdellah Hamil pour le PJD, Omar Hejira pour l’Istiqlal et Mohamed Qaïdi pour le RNI porteront les attentes de cette circonscription à la Chambre des représentants. Chacun dispose d’un siège, sans qu’aucun parti ne domine à lui seul la représentation locale.
Dans la capitale de l’Oriental, l’enjeu dépasse les équilibres partisans. Emploi, investissement, accès aux services publics et perspectives offertes aux jeunes constituent autant de dossiers sur lesquels ces députés seront attendus. Voici les quatre élus chargés de représenter Oujda-Angad au Parlement.
Abdelkader Hadouri — PAM : l’ancrage territorial
Arrivé en tête avec 16 453 voix, Abdelkader Hadouri accède à la Chambre des représentants sous les couleurs du Parti authenticité et modernité. Président du conseil communal d’Ahl Angad, il possède une expérience de la gestion territoriale, attestée notamment par les travaux du conseil qu’il présidait en mai 2026. Son parcours récent est également marqué par son départ du RNI et son retour au PAM avant le scrutin. Son profil est celui d’un élu de terrain.
Abdellah Hamil — PJD : le retour d’un parlementaire expérimenté
Avec 12 371 voix, Abdellah Hamil permet au Parti de la justice et du développement de retrouver un siège à Oujda-Angad. Il connaît déjà le travail parlementaire : les archives de la Chambre des représentants attestent de son mandat durant la législature 2016-2021. Élu secrétaire régional du PJD dans l’Oriental en juin 2025, il associe expérience nationale et responsabilités partisanes régionales. Son retour constitue l’un des changements importants du scrutin local.
Omar Hejira — Istiqlal : une longue expérience entre Oujda et Rabat
Élu avec 5 753 voix, Omar Hejira représente une figure bien connue de la vie politique oujdie. Docteur en pharmacie, diplômé en 1993 de l’Université médicale de Silésie, à Katowice, en Pologne, il a exercé les fonctions de maire d’Oujda de 2009 à 2021. Son parcours comprend également plusieurs mandats parlementaires, la première vice-présidence du conseil régional de l’Oriental à partir de 2021 et une responsabilité gouvernementale au Commerce extérieur dans l’Exécutif sortant. Cette expérience lui donne une connaissance des différents niveaux de décision ; elle nourrit aussi des attentes élevées quant à sa capacité à défendre les dossiers de sa circonscription.
Mohamed Qaïdi — RNI : un profil issu de l’entreprise
Mohamed Qaïdi obtient le quatrième siège avec 4 467 voix, maintenant la présence du Rassemblement national des indépendants dans la circonscription. Présenté comme entrepreneur dans les informations locales consacrées à sa candidature, il apporte un profil différent à cette délégation parlementaire. Son élection lui confie désormais une mission qui dépasse l’activité économique : participer à l’élaboration des lois, contrôler l’action gouvernementale et défendre les besoins d’Oujda-Angad.
Des appartenances différentes, une responsabilité commune
Cette diversité peut donner à Oujda plusieurs relais dans le débat national. Elle ne produira toutefois des résultats que si les élus savent défendre les priorités du territoire au-delà de leurs désaccords. Les députés ne gèrent pas directement les services municipaux, mais ils peuvent interpeller les ministres, examiner les budgets et demander des comptes sur les engagements publics.
Pour les habitants, le véritable bilan se construira donc sur des actes : interventions suivies, propositions utiles, présence parlementaire et information régulière sur les dossiers défendus.



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