Le dernier arrivé dans les négociations sur la formation du nouveau gouvernement, Mohammed Ouzzine, qui avait placé la barre très haut, a fini par jeter l’éponge pour envoyer une nouvelle fois le groupe parlementaire du Mouvement populaire sur les bancs de l’opposition, aux côtés du RNI et du PJD, et ce, par dépit et à son corps défendant, après avoir exercé un chantage face à la cheffe du gouvernement désignée.
Il faut dire que ce dernier rêvait, de jour comme de nuit, d’occuper ce poste prestigieux dans l’ordre protocolaire, mais il n’avait pas tenu compte du rapport de forces qui, à aucun moment, ne pouvait lui être favorable face aux deux candidats les mieux placés, à savoir Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice sortant, ancien chef du PAM, dont les conflits et les sorties pourraient lui coûter sa nomination, bien que le PAM ait besoin de lui pour contrer le PJD.
Le second candidat à la présidence du Parlement restera toujours en lice dans la course s’il arrivait que le nom de Ouahbi soit rejeté pour son caractère imprévisible. Cet autre favori n’est autre que Nizar Baraka, le leader de l’Istiqlal, un homme plus sage, moins impétueux et connu surtout pour son côté consensuel, un atout pour le poste. Pour cette présidence, les jeux ne seront faits qu’à la toute dernière étape, en attendant la confirmation ou l’infirmation du nom de l’ancien ministre de la Justice, qui pourrait rebondir ailleurs, car ne lâchant rien sur ses ambitions politiques.
De prime abord, il semble bien qu’il n’y aura aucune remise en cause de ces accords, car les discussions préparatoires du PAM avec ses partenaires se sont déroulées dans un climat sain et serein, avec pour seul mot d’ordre : se réconcilier avec les Marocains en répondant au plus vite à leurs attentes, Mondial 2030 ou pas.












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