Un incident choquant s’est produit dans la commune d’Aghbalou N’Kerdous, relevant de la province d’Errachidia, lorsque des habitants ont contraint la famille d’une défunte à interrompre son enterrement et à ramener le corps au domicile familial. La scène, filmée et massivement relayée sur les réseaux sociaux, a provoqué une vague d’indignation à l’échelle nationale.
Les faits trouvent leur origine dans un conflit de normes entre deux villages voisins. La famille de la défunte considérait tout à fait naturel que les femmes accompagnent leur proche jusqu’à sa dernière demeure. Mais les habitants du village où se situe le cimetière appliquent une coutume selon laquelle les femmes n’ont pas accès au lieu d’inhumation, leur présence étant systématiquement assimilée à des pratiques de sorcellerie et de charlatanisme.
Se considérant face à une violation de leurs traditions, les opposants ont exigé l’arrêt immédiat de la mise en terre. La famille endeuillée, sous le choc, a été contrainte de rebrousser chemin avec la dépouille, privant ainsi la défunte d’une sépulture dans les délais prescrits par la religion.
L’événement a immédiatement suscité de vives réactions de la part des défenseurs des droits humains, qui dénoncent des pratiques anachroniques contraires à la fois aux lois nationales et aux principes fondamentaux de l’islam. Ces militants rappellent qu’inhumer le défunt dans les meilleurs délais constitue une obligation religieuse, et que rien ne saurait justifier qu’un corps soit retenu contre la volonté de sa famille au nom de superstitions locales.



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