À l’approche des élections législatives du mois de septembre, l’appel, répété à chaque scrutin, à voir davantage de ministres issus des Marocains résidant à l’étranger au sein du gouvernement refait surface en 2026.
Pour étayer cette revendication, du reste légitime, les associations de défense des droits des Résidents marocains à l’étranger se basent sur l’expérience de l’actuel ministre de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, formé en Allemagne et crédité d’un excellent parcours ainsi que d’un bilan plus qu’honorable, certainement plus consistant que celui de plus d’un homologue du gouvernement actuel. C’est à croire que l’homme a toujours vécu et étudié au pays.
Avec lui, le RNI a été bien inspiré d’aller à la pêche aux talents pour un recrutement gagnant.
Ni un manque de maîtrise parfaite de la langue arabe, y compris dans son registre technique, ni l’absence d’une parfaite connaissance des rouages de l’État et des réalités du pays, érigées par certains responsables politiques réfractaires en conditions indispensables, ni des insuffisances dans l’intégration au cadre institutionnel ne peuvent être reprochés, par les esprits chagrins, à Karim Zidane, originaire de Souk Larbaâ, dans le Gharb.
Des Karim Zidane, il en existe des centaines : des compétences pointues, attachées à leur pays et n’attendant que l’occasion de le servir fidèlement afin de soutenir ses avancées à tous les niveaux, dans cette période charnière où toute bonne volonté qualifiée doit être la bienvenue, à la lumière de cette expérience réussie.
Avec l’appel de la communauté marocaine à l’étranger à voir ses enfants participer au plus haut niveau à la gestion de leur pays, et compte tenu du changement générationnel attendu au sein de la future équipe gouvernementale de l’après-septembre, le Maroc aurait tout à gagner en s’adossant à des profils expérimentés et hautement qualifiés, capables de jouer un véritable rôle de locomotive.
Par Jalil Nouri












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