La place prise par l’industrie des jeux électroniques dans la loi de finances 2027 continue de faire couler beaucoup d’encre et de faire jaser pour avoir presque doublé par rapport à la première estimation, en passant de 260 MDH à 460 millions de dirhams.
Pour expliquer cette augmentation vertigineuse, et contrairement aux adversaires politiques du ministre de la Culture, Mehdi Bensaid, qui voient en lui, à titre personnel, un investisseur dans ce domaine, la réalité est toute autre, avant que l’affaire ne soit instrumentalisée au Parlement au cours de débats et d’affrontements interminables que la Chambre des représentants promet dans les semaines et mois à venir, à commencer par le PLF.
Certes, le ministre en question est un homme passionné, pris dans le vertige du gaming au niveau technologique et des opportunités exceptionnelles que son industrie offre, une industrie qu’il ambitionne de développer au Maroc en avançant des points importants que le pays pourrait additionner à son PIB, d’autant plus que cet argument politique pèse grandement du fait que ce domaine emploie surtout des jeunes dont le chômage au Maroc reste le grand souci des pouvoirs publics depuis longtemps, avec des taux inquiétants.
Cette explosion du budget réservé à ce secteur trouve son origine dans la vision et l’ambition du ministre, qui voit grand — certaines voix critiques diront exagérément —, avec une méga-aréna, un palais des jeux électroniques d’e-sport comme ont su les concevoir les Saoudiens, situé dans une cité dédiée au gaming à Rabat, dans un quartier, coïncidence loin d’être hasardeuse pour ses adversaires. Ceci explique cela, affirment-ils, puisqu’il s’agit de son fief électoral, là où se niche aussi le club de football qu’il préside et où viennent se mêler une multitude d’autres liens et des projets en gestation dans la capitale.
Le procès d’intention est facile en pareil cas, surtout que les chiffres donnent le tournis au commun des mortels, puisque l’enveloppe allouée à ce gaming comprend déjà aussi les 160 millions de dirhams engloutis. Il est vrai, comme dit l’adage, qu’on ne prête qu’aux riches.












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