Le président russe Vladimir Poutine a laissé entendre, ce jeudi, la possibilité d’un recours aux armes nucléaires si la région de Kaliningrad venait à subir une attaque directe, affirmant que l’ensemble des types d’armes détenues par Moscou seraient alors envisageables, tout en rejetant une proposition de cessation mutuelle des frappes à longue portée avec l’Ukraine.
Poutine a déclaré, lors du forum politique de Valdaï : « Si les choses en venaient à une attaque directe contre la Russie, et plus précisément contre Kaliningrad, alors la question du recours à tous les types d’armes que nous possédons se poserait. »
Malgré cet avertissement, le président russe a tenu à souligner que son pays n’avait l’intention d’attaquer personne.
Poutine a par ailleurs rejeté l’idée d’une cessation mutuelle des frappes à longue portée, en réponse à des propositions formulées par Kiev et Washington. Il a déclaré : « On nous dit : qu’ils cessent de frapper vos raffineries, et vous cesserez de frapper leurs navires. C’est tout simplement ridicule. » Interrogé de nouveau sur la position de Moscou face à cette proposition, il a répondu par un seul mot : « Non. »
Sur le dossier iranien, Poutine a affirmé que la proposition de Moscou d’accueillir l’uranium enrichi iranien, en cas de retrait de ce dernier du territoire iranien, demeurait toujours d’actualité. Il a exprimé l’espoir que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation, et que les sanctions imposées à l’Iran soient finalement levées.
Le président russe s’est également dit favorable à la tenue d’une rencontre tripartite le réunissant avec le président chinois Xi Jinping et le président américain Donald Trump, précisant toutefois que l’ordre du jour d’une telle rencontre restait encore à préparer et à définir d’un commun accord.












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