Notons, avant toute chose, que le déplacement du numéro deux du Département d’État américain, figure influente de la diplomatie de Donald Trump après Marco Rubio, a été minutieusement calibré avec une première étape à Alger avant Rabat, entre le 27 avril et le 1er mai. Un choix qui ne manque pas de susciter diverses interprétations.
Comme souvent avec la Maison Blanche, la diplomatie américaine assume prioritairement la défense de ses intérêts économiques et stratégiques. Après les promesses algériennes d’accorder des avantages aux entreprises américaines dans l’exploitation des minerais et des terres rares, cette escale à Alger pouvait difficilement être ignorée avant une visite à Rabat, capitale d’un allié stratégique de premier plan.
Une fois les engagements algériens évalués, la question du Sahara devrait inévitablement s’inviter au cœur des discussions. Pour Washington, tout comme pour le président Trump, ce dossier semble déjà largement balisé, avec un soutien constant à la souveraineté du Maroc et à son initiative d’autonomie.
Face aux responsables algériens, l’émissaire américain devrait également insister sur l’implication directe d’Alger dans la recherche d’une solution définitive à ce conflit régional autour du Sahara marocain. Washington pourrait appeler à davantage de pragmatisme afin d’ouvrir une nouvelle phase dans ses relations avec Alger et tourner la page de plusieurs incompréhensions passées.
C’est à la lumière de ces engagements politiques et économiques que les États-Unis pourraient envisager la suite du processus diplomatique visant à consolider la stabilité régionale et favoriser une paix durable dans la région.
Par Jalil Nouri












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