Le duel qui fait actuellement rage sur la place publique, bien plus qu’il ne le mérite, entre le candidat aux élections, l’ancien champion d’arts martiaux Lakhssam, dont la candidature a finalement été rejetée après avoir été acceptée dans un premier temps, et le secrétaire général du parti du Mouvement Populaire, Mohamed Ouzzine, qui l’avait encouragé à se présenter, est devenu une véritable affaire politique.
Cette polémique provoque, de manière inhabituelle, un intérêt viral et inattendu sur les réseaux sociaux pour un sujet politique interne qui, normalement, ne devrait pas sortir du cadre partisan pour déborder sur la place publique. Entre stratégie politique, ego, communication et rapports de force, chacun tente aujourd’hui de convaincre qu’il détient la légitimité et l’avantage dans ce bras de fer médiatique. A vous, désormais de se positionner en répondant à la question de ce vendredi : OUZZINE VS LAKHSSAM : QUI METTRA L’AUTRE KO ?












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Pour beaucoup d’observateurs, Mohamed Ouzzine reste dans son rôle de secrétaire général d’un parti politique, avec des responsabilités et une autorité qu’il est difficile de contourner. En politique, contrairement au sport ou au monde du spectacle, les décisions ne se prennent ni sous le coup de l’émotion ni sous la pression des réseaux sociaux, mais selon des équilibres internes, des règles et une hiérarchie que chacun est censé respecter.
Lakhssam, aussi populaire soit-il, semble avoir oublié qu’un parti politique fonctionne avec une discipline interne, des consultations et parfois des arbitrages difficiles qui ne peuvent pas être exposés publiquement à chaque désaccord. Sortir ce conflit sur la place publique donne l’impression d’un règlement de comptes personnel plus que d’un débat politique mature.
Un parti possède également ses secrets, ses stratégies et ses mécanismes internes qui doivent rester dans le cadre organisationnel afin de préserver sa crédibilité et son image. À trop médiatiser ce bras de fer, le risque est surtout d’affaiblir le parti lui-même au profit du buzz et de l’émotion.
Mohamed Ouzzine, qu’on l’apprécie ou non, apparaît dans cette affaire comme celui qui tente de préserver l’autorité de l’institution partisane face à une personnalisation excessive du conflit. En politique, la loyauté envers la structure et le respect des décisions collectives restent des règles fondamentales.
Celui qui risque de finir au tapis est bien Lakhssam. Car en politique, la popularité et les coups médiatiques ne suffisent pas toujours face au poids de l’appareil, à la hiérarchie partisane et aux règles internes d’une formation politique.