L’idée de voir la capitale marocaine abriter le siège de l’ONU avait circulé il y a longtemps, en pleine crise entre l’Organisation des Nations unies et la ville de New York, qui accueille son siège, en raison notamment des coûts et du manque à gagner dénoncés à l’époque par certains responsables de la métropole américaine.
Le regretté Roi Hassan II avait exprimé de son vivant la disponibilité du Royaume et de Rabat pour accueillir le siège de l’ONU, mettant en avant les potentialités du pays, la position géographique stratégique du Maroc ainsi que son expertise dans l’organisation de grands forums internationaux.
Des dizaines d’années plus tard, cette possibilité d’un transfert du siège de l’ONU vers un autre pays refait surface en raison des relations difficiles entre l’organisation et l’actuel président américain, Donald Trump, qui ne cache plus son scepticisme envers cette institution mondiale, allant presque dans le sens de l’ancien président français Charles de Gaulle, qui la qualifiait de “grand machin”.
Il faut croire qu’aux yeux de nombreux New-Yorkais, l’ONU génère aujourd’hui davantage de désagréments que de bénéfices pour la ville, malgré la présence de milliers de diplomates. Plusieurs critiques évoquent notamment des exemptions fiscales, des contraventions impayées et une cohabitation devenue de plus en plus compliquée au fil des années. Les relations entre la ville et certaines composantes de l’ONU se seraient ainsi progressivement détériorées, alimentant des voix réclamant son départ.
Avec toutes les transformations que connaît aujourd’hui Rabat, devenue un véritable centre de rayonnement culturel et diplomatique, la qualité de son cadre de vie, ses infrastructures modernes, ses accès, la présence d’ambassades satisfaites de leur implantation, ainsi que les capacités démontrées du Maroc dans l’organisation d’événements internationaux de grande envergure, l’idée d’un éventuel transfert du siège de l’ONU vers Rabat ne paraît finalement plus totalement utopique.
Par Jalil Nouri












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