Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger vient d’achever une visite, à un moment capital, au siège des Nations unies à New York pour des entretiens avec le numéro un de l’ONU, Guterres.
Ce rendez-vous, non annoncé au préalable dans l’agenda du secrétaire général de l’instance onusienne, intervient à l’approche de la prochaine réunion du Conseil de sécurité sur la prorogation du mandat de la MINURSO, la force de maintien de la paix au Sahara, dont le mandat et le rôle sont appelés à connaître des changements dans la perspective de l’application du plan d’autonomie marocain dans ses provinces du Sud.
De même, cet entretien exclusif, qui montre la place prise par le Royaume dans le concert des nations pour la recherche de la paix et de la concorde, s’est déroulé, et ce n’est certainement pas une coïncidence, à la veille de la tenue de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU. Ce calendrier obligera le chef de la diplomatie marocaine à effectuer un aller-retour fructueux en quelques jours entre New York et Rabat, avec de nombreux dossiers. Le premier d’entre eux, on le devine, est naturellement l’état d’avancement des pourparlers lancés par l’administration américaine sur le Sahara, qui devraient connaître prochainement un tournant avec la reprise récente des consultations.
Pour sa part, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, n’a pas tari d’éloges sur les efforts du roi Mohammed VI dans la recherche de solutions aux conflits en général et concernant la question du Sahara en particulier, en s’attardant sur la place importante prise par la diplomatie marocaine à l’échelon international au vu de ses initiatives marquantes. Il s’est également dit confiant quant à une issue prochaine du conflit imposé au Maroc par l’Algérie.
Cet entretien restera une étape importante dans les contacts du Royaume au plus haut niveau de la diplomatie mondiale afin de préparer et de baliser le terrain pour les engagements internationaux de Rabat, qui ne cessent de récolter leurs fruits.
Par Jalil Nouri












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Ce plan d’autonomie pourrait inspirer les peuples du sahara du sud de l’Algérie. Un retour de bâton inattendu, mais tout à fait probable.