Cette fois, Saad Lamjarred est reparti du tribunal sous escorte. La cour d’assises d’appel du Val-de-Marne, réunie à Créteil, l’a condamné à dix ans de réclusion criminelle pour le viol d’une jeune femme dans un hôtel parisien en 2016. Elle a délivré un mandat de dépôt, entraînant son incarcération à l’issue du verdict. La peine est plus lourde que les six années prononcées en première instance en 2023. Elle dépasse également les huit ans requis par le parquet général.
Au Maroc, la nouvelle frappe un public qui a continué de suivre et de soutenir le chanteur malgré ses années de démêlés judiciaires. Parmi ses admirateurs, beaucoup jugent la sanction trop sévère et s’inquiètent désormais de savoir combien de temps il restera en prison. L’annonce d’un verdict aggravé avait déjà suscité l’émotion ; son incarcération immédiate donne à cette condamnation une réalité plus brutale encore.
Lamjarred, 41 ans, a toujours contesté le viol pour lequel il vient d’être condamné en appel. Ses avocats ont annoncé leur intention de saisir la Cour de cassation. Ce recours portera sur l’application du droit et le respect de la procédure ; il ne constitue pas un troisième procès où les faits seraient rejugés de la même manière.
L’affaire parisienne doit être distinguée d’un autre dossier, relatif à des faits commis près de Saint-Tropez en 2018. En mai 2026, une cour d’assises française a condamné le chanteur à cinq ans de prison dans cette seconde affaire. Il a également fait appel de ce jugement.
Pour ses fans marocains, l’inquiétude et le sentiment d’une peine excessive s’expriment aujourd’hui avec force. Ils ne retirent rien à la gravité des faits retenus par la cour ni à la place de la plaignante dans ce procès. Pour l’artiste, le changement est immédiat : après avoir comparu libre, il entame désormais sa détention, tandis que sa défense prépare la suite de la bataille judiciaire.












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