Retenu au Maroc par les élections, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, ne s’est pas encore rendu à New York pour participer à l’Assemblée générale annuelle des Nations unies et porter devant la communauté internationale le message du Royaume sur les sujets les plus importants de l’heure.
Au premier rang figure naturellement le dossier du Sahara. Le chef de la diplomatie, Nasser Bourita, est à pied d’œuvre depuis hier. Après avoir rencontré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, il poursuit ses contacts avec plusieurs délégations afin de préparer la prochaine réunion du Conseil de sécurité consacrée au Sahara. Au centre des discussions figurera notamment l’avenir de la MINURSO, la mission onusienne déployée dans la région.
Ces échanges ne pourront toutefois faire l’économie d’un constat : l’absence de progrès substantiels dans l’initiative diplomatique américaine, fondée sur la résolution 2797 du Conseil de sécurité et sur la reconnaissance de la prééminence du plan marocain d’autonomie comme solution au conflit. Les efforts entrepris par la présidence américaine, par l’intermédiaire de conseillers de Donald Trump, n’ont pas encore débouché sur des avancées tangibles et décisives.
En cause, notamment, les blocages de l’Algérie face aux solutions proposées pour mettre un terme au conflit, alors qu’une issue était initialement espérée avant la fin de l’année 2026. Depuis le début de l’année, la situation s’est cependant compliquée avec le déclenchement, en février dernier, du conflit dans le Golfe, qui mobilise désormais une grande partie de l’attention diplomatique américaine.
Or, cette crise ne semble pas près de s’achever. Elle pourrait se prolonger et provoquer un profond désordre économique mondial, comme le redoutent de nombreux experts en géostratégie, en raison notamment des répercussions de la paralysie du détroit d’Ormuz et de Bab-el-Mandeb, porte d’entrée de la mer Rouge, où les Houthis, soutenus par l’Iran, demeurent très actifs.
Cette évolution risque de peser durablement sur le dossier du Sahara, en le reléguant au second plan des priorités internationales et en l’installant dans une nouvelle période d’attente qui n’augure rien de favorable à court terme.












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