Le vote de la Russie sur la reconduction de la mission de la MINURSO dans un nouveau format n’a pas encore livré tous ses secrets que ses répercussions immédiates se dessinent.
Avec l’aide précieuse des États-Unis et d’autres alliés de poids sur la scène internationale, le Maroc s’apprête sans plus attendre à déplacer le processus de règlement du conflit, toujours au sein de l’ONU, mais sur un autre terrain difficile : la 4e Commission, afin d’y poursuivre sa lutte diplomatique pour ses droits et consolider les nombreux acquis déjà engrangés.
Cette quatrième Commission, qui réunit 193 États, chacun y ayant une voix, mais sans droit de veto comme dans le Conseil de sécurité, fait partie des six commissions dépendant de l’Assemblée générale de l’ONU et reste très focalisée sur les questions de décolonisation.
Ce terme fait éprouver aux défenseurs de la marocanité du Sahara la crainte de voir le dossier déborder sur d’autres aspects contraires aux intérêts de Rabat, mais cette redirection du dossier vers celle-ci, après l’enlisement au Conseil de sécurité, est devenue un impératif.
La nouvelle stratégie retenue par la diplomatie marocaine, qui semble avoir été mûrie de longue date, bien avant le veto russe, se voit par avance confrontée à des risques de nouvelles lenteurs, puisque dans cette Commission se trouvent de nombreux pays fidèles à la cause séparatiste, sur lesquels doivent se concentrer tous les derniers efforts à fournir.
Il ne s’agit pas d’un retour en arrière pour le Maroc, mais de la recherche de nouvelles opportunités pour faire avancer le plan d’autonomie défendu par le Maroc, sans remettre le compteur à zéro, puisque l’essentiel du travail a été accompli malgré le récent grain de sable.
Le Maroc pourra ainsi compter sur le nombre important de pays ayant déjà reconnu la primauté du plan d’autonomie pour parvenir à la paix et qui, avec d’autres, pourront former des alliances et assurer au dossier marocain une majorité de voix lors des votes à prévoir.
Entre-temps, Rabat devra maintenir sa vitesse de croisière au niveau de ses relations poussées, avec des avancées complémentaires avec Washington, dans une solidarité affirmée jusqu’au bout de ce processus marqué par des arrêts successifs et des arrêts ponctuels. Le plus important étant aujourd’hui d’être mobilisés et soudés pour le meilleur.












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