Il revient au chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, et au représentant permanent du Royaume auprès de l’ONU, Omar Hilale, de porter la voix du Maroc avec détermination lors des discussions sur le Sahara qui devraient débuter à Washington dans les prochains jours, alors qu’un nouveau point sur la situation diplomatique et sécuritaire doit également être examiné à l’ONU dans les prochaines heures.
Face aux représentants d’une Algeria toujours engluée dans ses contradictions, ainsi qu’à un Polisario Front qui semble préparer une nouvelle stratégie diplomatique, et en présence de médiateurs américains ainsi que d’une Mauritania impliquée dans une moindre mesure, les deux diplomates marocains devront redoubler d’efforts dans ce qui pourrait constituer l’une des séquences les plus sensibles de leur parcours, avec pour objectif d’empêcher toute concession susceptible de nuire aux intérêts du Royaume.
Selon plusieurs analyses, Alger tenterait de valoriser ses ressources énergétiques et minières auprès des Américains, tandis que le Polisario chercherait à redorer son image auprès d’une administration américaine qui souhaiterait accélérer le règlement de ce dossier afin de renforcer son bilan diplomatique. À Washington, tout semble indiquer que ce nouveau round de discussions pourrait être déterminant, alors que l’attention internationale demeure également tournée vers les tensions dans le Golfe. Plusieurs observateurs estiment ainsi qu’une nouvelle étape pourrait être franchie dans ce dossier au bénéfice du Maroc.
Préparée par la task-force du ministère marocain des Affaires étrangères, sous l’impulsion de Nasser Bourita et Omar Hilale, conformément aux hautes orientations royales, cette réunion stratégique, qui devrait se tenir à huis clos à travers des pourparlers indirects, pourrait dresser un nouveau bilan d’un conflit qui dure depuis près de cinquante ans et qui a lourdement pesé sur le développement du Maghreb.
Par ailleurs, certaines spéculations évoquent également une redéfinition du rôle de la United Nations Mission for the Referendum in Western Sahara (MINURSO). Selon ces hypothèses, sa mission pourrait évoluer vers un rôle plus limité de supervision dans le cadre d’un éventuel processus politique futur, notamment autour du plan d’autonomie dans les provinces du Sud et de nouvelles échéances institutionnelles locales.
Par Jalil Nouri












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