Il ne faut guère s’étonner de la multiplication, à un rythme soutenu, des visites de délégations américaines de haut niveau dans le cadre de la coopération Maroc–États-Unis. Leurs membres ne tarissent pas d’éloges sur l’excellence de ces relations.
Une dynamique logique si l’on sait que, de l’aveu même de ses conseillers, le président américain œuvre intensément au renforcement de ce partenariat stratégique avec Rabat. Parallèlement, ajoutent-ils, il n’épargne aucun effort pour amener les parties à conclure au plus tôt un accord définitif sur le Sahara, sur la base du plan d’autonomie marocain. Malgré son attention portée actuellement aux conflits au Moyen-Orient et à la confrontation entre la Russie et l’Ukraine, Donald Trump ne lâcherait pas prise sur ce dossier. Selon des propos également relayés au Congrès américain, il miserait sur la prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à cette question pour voir se dessiner l’ébauche d’un règlement qu’il souhaite mettre à l’actif de son deuxième mandat, comme il estime l’avoir fait pour d’autres conflits.
Sa stratégie de rapprochement des positions des différentes parties prenantes dans l’affaire du Sahara s’inscrit dans sa recherche d’une paix durable en Afrique du Nord. Les États-Unis entendent également renforcer leurs investissements dans cette région et, plus largement, en Afrique, à partir du Maroc. Cet intérêt s’illustre notamment dans les provinces sahariennes du Royaume, régulièrement visitées par des délégations américaines, militaires ou civiles, dont les déplacements fréquents témoignent de cette orientation, renforcée depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Sur le plan symbolique, le président américain se réjouirait de voir la voie express traversant le Sahara porter son nom et aurait promis de venir constater de visu les progrès remarquables enregistrés dans le développement de ces régions désertiques.












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