Cette journée et cette soirée s’annoncent longues à New York, plus précisément au Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’apprête à examiner un texte susceptible de faire franchir une étape décisive au dossier du Sahara.
Entre certitudes marocaines, questionnements et manœuvres dilatoires des séparatistes et de leur allié algérien, la perspective d’un règlement paraît plus proche après des décennies d’attente et de conflit. Pour appeler les choses par leur nom, il faut s’attendre à une réunion sous haute tension, tant parmi les membres appelés à voter que parmi les pays non membres qui pourraient y assister. Une étape pourrait se refermer, mais, pour le Maroc, il ne saurait être question de rupture ni de concession sur le fond : il s’agit de poursuivre sa bataille pour le respect de ses droits et de son intégrité territoriale.
La position du Royaume demeure constante : le Sahara est marocain et son avenir s’inscrit dans le cadre de la souveraineté nationale. Le projet de résolution pourrait conforter cette orientation en plaçant l’autonomie au cœur du processus de négociation. Il prévoit également de rebaptiser la MINURSO en MINUSO, supprimant de son appellation la référence au référendum. Cette évolution reste toutefois suspendue à l’adoption du texte définitif. Les modalités de réorganisation de la mission doivent, elles aussi, être distinguées des dispositions initialement envisagées.
Un vote favorable ouvrirait ainsi une nouvelle séquence diplomatique. Il ne signifierait cependant pas que l’autonomie serait immédiatement instaurée ni que toutes les parties auraient déjà accepté ses modalités. Le passage d’une résolution à sa mise en œuvre nécessiterait encore des négociations, des engagements précis et des dispositions administratives adaptées.
La situation des populations sahraouies vivant dans les camps de Tindouf resterait au centre des préoccupations. Le projet prévoit leur enregistrement sous la supervision du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Un éventuel retour devrait ensuite être préparé dans des conditions garantissant son caractère volontaire, la sécurité des personnes et leur accueil digne. Rien ne permet, à ce stade, d’annoncer les premières arrivées dès le lendemain du scrutin.
Si le vote confirme les avancées espérées par le Royaume, la soirée pourrait être marquée par une ferveur populaire dans les provinces du Sud comme dans l’ensemble du territoire national. Au-delà des célébrations, une même conviction continuerait de rassembler les Marocains autour de leur unité territoriale : « Le Maroc est un. »



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