Tout est parti, il y a 26 ans, de la découverte du corps sans vie d’Ahmed Nabih, ancien président de la commune de Sidi El Aïdi, près de Settat, capitale de la Chaouia. Retrouvé dans son véhicule sur un chemin rural, le vieil homme avait subi une attaque d’une extrême violence. Cette affaire allait devenir l’un des dossiers criminels les plus anciens et les plus complexes de la région. Le 5 octobre, la cour d’appel de Settat a prononcé de lourdes condamnations, après plus d’un quart de siècle d’attente.
Cinq personnes, dont un pharmacien, ont écopé de peines allant de 20 à 30 ans de prison ferme pour leur implication dans ce meurtre. Derrière cette affaire apparaissent des soupçons de falsification de documents et de transactions foncières. Selon les éléments rapportés sur le dossier, la victime était intervenue en faveur de trois femmes qui dénonçaient des manœuvres destinées à permettre l’appropriation de leurs biens. Les investigations se sont notamment intéressées à un pharmacien exerçant à Casablanca, à son frère et à d’autres personnes soupçonnées d’avoir participé au crime.
Le drame présente les contours d’un thriller, mais son horreur fut bien réelle. Disparu le 24 juillet 2000, Ahmed Nabih a été retrouvé mort le lendemain, à l’intérieur de sa voiture, sur un مسلك rural. Les informations relatives au dossier font état de 33 coups de couteau. Une violence qui avait profondément choqué ses proches et les habitants de la région.
Il aura fallu des années d’investigations, d’expertises, d’audiences et de reports pour que cette affaire aboutisse aux condamnations prononcées lundi. Pendant tout ce temps, la famille de la victime n’a cessé de réclamer la vérité. Ce verdict marque une étape majeure dans un dossier qui rappelle combien l’attente judiciaire peut prolonger la douleur des proches. Vingt-six ans après le meurtre, les peines sont tombées ; les années perdues, elles, ne se rattraperont jamais.












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