La première conférence de presse du porte-parole du gouvernement, Samir Belfkih, a connu jeudi un moment de tension, dès la première question posée par un journaliste.
Celui-ci a vivement critiqué le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Azzeddine El Midaoui, en qualifiant ses propos de « sortie indécente et immorale » et de « chute politique », à propos de la polémique sur l’expression « mariage mongolien ».
Belfkih a immédiatement interrompu l’intervenant et lui a demandé de retirer ses termes, soulignant que « le ministre de l’Enseignement supérieur est un ministre nommé par S.M. le Roi et mérite tout le respect et la considération », et qu' »on ne peut en aucun cas qualifier ses propos d’indécents ou d’immoraux ». Il a ajouté que la relation entre le gouvernement et les médias devait reposer sur le respect mutuel.
El Midaoui avait suscité une large polémique en employant cette expression lors d’une séance parlementaire le 26 octobre. Des associations de défense des droits humains y avaient vu une offense discriminatoire envers les personnes porteuses de trisomie 21. Il avait présenté des excuses officielles le lendemain à la Chambre des conseillers, en parlant d’un « lapsus » dû au manque de temps.












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