Le lancement de la nouvelle convention de transport urbain à Tétouan n’a pas été accueilli dans le calme. Depuis son entrée en vigueur, dimanche dernier, plusieurs voix s’élèvent contre l’augmentation des tarifs, appliquée aussi bien aux lignes internes de la ville qu’aux communes territoriales relevant de l’Établissement de coopération intercommunale du Nord-Ouest.
Selon les données disponibles, la hausse varie entre un et trois dirhams selon les trajets. Une augmentation jugée excessive par de nombreux usagers, déjà fragilisés par la cherté de la vie et la pression sur le pouvoir d’achat. Si certains justifient cette révision par la flambée des carburants et l’augmentation générale des coûts, d’autres réclament des explications claires de la part des responsables de l’établissement, notamment son président Mustapha Bakkoury.
Le dossier est d’autant plus sensible que le transport urbain reste un service public à forte dimension sociale. Les étudiants seraient exemptés de cette hausse, mais les habitants des communes rurales continuent de dénoncer des problèmes récurrents : irrégularité des horaires, surcharge, manque de qualité et difficultés d’accès à certaines lignes.
Plusieurs élus et acteurs locaux appellent désormais à éviter le retour des dysfonctionnements ayant marqué la période de gestion provisoire. Ils réclament une amélioration réelle du service, une meilleure couverture des communes relevant des préfectures de M’diq et de Tétouan, ainsi que des facilités supplémentaires pour les élèves et étudiants.
Du côté de l’entreprise attributaire, on insiste sur le fait que le transport urbain n’est pas une activité purement commerciale, mais un service public social et solidaire. La hausse actuelle ne couvrirait pas le coût réel du service, le différentiel étant compensé par un soutien financier du ministère de l’Intérieur.
Reste enfin la situation des travailleurs. L’ancienne gestion provisoire avait été marquée par des tensions autour des contrats, des droits sociaux et des conditions de travail. La nouvelle phase devra donc répondre à une double exigence : garantir un service digne aux citoyens et assurer une stabilité professionnelle aux conducteurs et employés du secteur.












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