Les relations entre Donald Trump et Giorgia Meloni traversent leur plus grave zone de turbulences depuis le retour du président américain à la Maison-Blanche. Ce qui apparaissait encore récemment comme une alliance solide entre deux figures majeures de la droite conservatrice s’est transformé en une passe d’armes publique aux accents diplomatiques rarement observés entre Washington et Rome.
À l’origine de cette nouvelle crise, les déclarations de Donald Trump affirmant que la cheffe du gouvernement italien lui aurait demandé « à plusieurs reprises » de poser à ses côtés lors du dernier sommet du G7. Des propos que le président américain a réitérés avec insistance sur son réseau Truth Social, tout en remettant en cause la popularité de Giorgia Meloni dans son propre pays.
Mais la Première ministre italienne n’a pas laissé ces attaques sans réponse. Dans un message particulièrement ferme publié sur les réseaux sociaux, elle a dénoncé des déclarations « insensées » et rejeté toute dépendance de sa popularité à sa relation avec le locataire de la Maison-Blanche. Non sans ironie, elle a invité Donald Trump à se préoccuper davantage de sa propre cote de popularité.
Derrière cette querelle d’ego se cache toutefois un désaccord beaucoup plus profond. Depuis plusieurs mois, l’administration américaine reproche à Rome sa réticence à soutenir certaines opérations militaires liées à la guerre menée contre l’Iran. Donald Trump n’a d’ailleurs pas hésité à rappeler le refus italien d’autoriser l’utilisation de certaines infrastructures militaires en Sicile par des appareils américains engagés dans le conflit.
Giorgia Meloni a répliqué en invoquant le respect strict des accords internationaux encadrant la présence militaire américaine en Italie, réaffirmant que ces règles ne sauraient être contournées.
Les conséquences diplomatiques commencent déjà à se faire sentir. La visite du ministre italien des Affaires étrangères aux États-Unis a été annulée, tout comme une importante conférence économique prévue à Miami entre responsables américains et italiens.
Cette détérioration des relations surprend d’autant plus que Giorgia Meloni figurait jusqu’ici parmi les partenaires européens les plus proches de Donald Trump. Souvent présentée comme une interlocutrice privilégiée entre Washington et Bruxelles, elle avait même récemment évoqué un climat « très positif » entre les dirigeants du G7.
Aujourd’hui, le ton a changé. Et cette confrontation publique soulève une question : assiste-t-on à une simple brouille passagère entre deux personnalités au caractère affirmé ou au début d’un véritable refroidissement entre Rome et Washington ? Une chose est sûre : l’unité du camp occidental, souvent invoquée par les deux dirigeants, sort fragilisée de cet épisode.












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Pedro Chanchez est aussi de la même trempe italienne j’ai l’impression…