Un simple match de football a suffi pour plonger la capitale libyenne dans le chaos. La rencontre opposant l’Ittihad au Suwehili en championnat libyen élite a tourné au drame dans ses dernières minutes, après qu’une décision arbitrale refusant d’accorder un penalty aux joueurs de l’Ittihad a mis le feu aux poudres.
Des supporters ont envahi la pelouse du Stade Municipal de Tarhounah, déclenchant des affrontements qui ont rapidement nécessité une intervention des forces de sécurité. Des tirs auraient été effectués pour disperser les manifestants, et des informations font état d’un mort ainsi que de plusieurs blessés, tant parmi les militaires que les civils.
🚨 Protesters in #Tripoli, driven by a fallout at a football league game earlier, have stormed Government of National Unity's headquarters and set fire to parts of it.#Libya pic.twitter.com/77dw5M7RIM
— Abdulkader Assad (@Abd0Assad) May 14, 2026
Les troubles n’ont pas tardé à s’étendre à Tripoli, et plus précisément au quartier de Bab Ben Ghashir, où des routes principales ont été bloquées et des véhicules ainsi que des installations sécuritaires incendiés. Le point culminant de la nuit a été atteint lorsque des manifestants ont atteint les abords du siège de la Présidence du Conseil des ministres, dont une partie de la façade et des alentours a été ravagée par les flammes, selon des témoignages et des médias locaux.
Face à l’ampleur des événements, le Conseil présidentiel libyen a qualifié les incidents de regrettables, soulignant qu’ils avaient dérapé bien au-delà du cadre sportif pour verser dans le vandalisme contre des institutions de l’État. Il a averti que la justice s’exercerait contre toute personne impliquée dans des actes d’intimidation ou de destruction de biens publics, tout en appelant les supporters et les associations sportives à la retenue et à la raison.
Le Conseil a également exhorté la Fédération libyenne de football et les instances sportives à assumer leurs responsabilités en matière de transparence et d’intégrité, et a annoncé son soutien aux enquêtes du parquet général pour identifier les auteurs des violences et établir les éventuelles défaillances sécuritaires ayant permis de tels débordements.












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