Il n’est pas une ville marocaine qui ne connaisse des cas de vols d’enfants de plus en plus nombreux, commis par des personnes peu recommandables et cupides.
Les enfants sont enlevés par des moyens souvent inattendus et surprenants, permettant aux ravisseurs d’agir en toute discrétion dans des lieux publics. Dans la plupart des cas, ces enlèvements ne servent pas à obtenir des rançons, mais alimentent des réseaux structurés et spécialisés dans la vente d’enfants.
Les annales de cette actualité sordide gardent encore en mémoire cette sombre affaire d’un bébé enlevé à sa mère puis transporté dans le coffre d’une voiture jusqu’en Italie pour être vendu à un couple stérile. Les auteurs du rapt avaient ainsi réussi à ne pas éveiller les soupçons afin de recevoir, à leur arrivée, une importante somme d’argent en échange d’un bébé livré sur commande.
Ce commerce devenu international et fortement répandu fait chaque année des centaines de familles éplorées. Bien qu’il soit activement combattu, il n’a jamais été totalement éradiqué en raison des difficultés à remonter les filières, les témoignages n’étant pas toujours fiables.
Cette situation tend d’ailleurs à rendre plus difficile l’établissement de chiffres réels sur l’ampleur du phénomène. Les statistiques officielles ou les études sérieusement documentées restent rares, laissant place aux annonces et récits relayés sur les réseaux sociaux, parfois à la limite du soutenable.
Ces derniers mois, un véritable vent de panique a soufflé sur le Maroc face à la multiplication inquiétante des cas de vols d’enfants, y compris aux abords des crèches et des établissements scolaires, alimentant l’angoisse des familles et ravivant les craintes autour d’un phénomène devenu particulièrement préoccupant.
Par Jalil Nouri












Contactez Nous